CULTURE - Le dernier tome des aventures du magicien est arrivé en France. Reportage...
Rendez-vous était donné à 20h sous le pont Alexandre III. A l'heure dite, des centaines de moldus, et pas uniquement de format CP-CM2, bravaient le froid, chapeau de sorcier vissé sur la tête, pour participer à LA soirée de l'année : celle qu'organisait Gallimard pour la sortie d'«Harry Potter et les reliques de la mort», le dernier tome des aventures du jeune sorcier.
Chocogrenouilles, jus de citrouille et dragées de Bertie Crochue
Pour l'occasion, le Showcase – club habituellement réservé aux teufeurs issus du 1-6 from Paris plutôt que du 9-3 — s'était transformé en véritable salle des banquets de Poudlard. Au menu : Chocogrenouilles, jus de citrouille et dragées de Bertie Crochue, arrivés tout droit de Pré-au-lard par le dernier Poudlard express, se tenaient prêt à rassasier les hordes de mini-sorciers affamés.
C'est qu'il fallait avoir l'estomac bien rempli pour avoir le courage de patienter aux diverses activités proposées. Parmi les plus appréciées, celle dite du «Choixpeau magique» vous permettait de connaître la maison à laquelle vous auriez été affectée en tant qu'élève de Poudlard. «Pas Serpentard, pas Serpentard », hurlait Timothée, imitant le souhait de son héros préféré dans le premier tome. «Serpentard !» répond le Choixpeau, «Oh non…», s'exclame la maman, sûrement très déçu que le petit ait loupé Gryffondor!
Distribution à 22h30
Plus loin, un quizz départageait les plus calés en Pottermania tandis que les fashion victims participait au concours du meilleur déguisement. Bref, Gallimard avait mis les moyens, jeudi soir, pour tromper l'attente. Car nul n'ignorait que la seule raison de tant d'excitation se résumait en un seul mot : le livre.
Preuve en est la désertion rapide du lieu lorsque la distribution a commencé, vers 22h30. « Ça y est, je l'ai, ne cessait de répéter Julia, 17 ans, multitirécidiviste de lectures HarryPottiennes. Mais je ne peux pas l'ouvrir maintenant, il faut attendre LE moment».
Certaines n'ont pas eu sa patience. Assises sur le pont Alexandre III, une maman et sa fille ont déjà transplané à Privet Drive.
Corinne Callebaut