19h23 : Le Parti communiste français estime que le gouvernement devrait «rompre avec les logiques libérales» pour être au niveau des engagements pris par Nicolas Sarkozy. «Le mode de croissance qui produit la crise écologique est le même que celui qui produit la crise sociale. Ce modèle est totalement incompatible avec ces engagements, le président de la République lui même l'a d'ailleurs reconnu», affirme le parti de Marie-George Buffet.
19h18 : «Les grands discours, très bien, mais il ne suffit plus de dire, il faut faire et dire comment on le fait», déclare Dominique Voynet dans un communiqué.
18h26 : Nicolas Hulot est «confiant et heureux» après que le président Sarkozy s'est engagé à étudier la création d'une taxe carbone. «On donne un prix au carbone qui va permettre des changements de comportement. C'est très important», a déclaré le lobbyiste écologique à quelques journalistes dans les salons de l'Elysée. «Franchement on est entré dans l'ère de l'écologie. On est passé à l'action. On est confiant, heureux», a-t-il ajouté.
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17h45: Le discours du Président est terminé. A suivre, les principaux points de son intervention.
17h30 : Nicolas Sarkozy s'engage à étudier «la création d'une taxe climat-énergie en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail».
17h28 : Nicolas Sarkozy «demande» au ministre de l'Agriculture Michel Barnier «de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent».
17h23 : La «taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants - l'éco-pastille - doit permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable pour aider au rachat d'un véhicule propre».
17h19 : Le Président Nicolas Sarkozy annonce un programme doté d'un milliard d'euros sur quatre ans «pour les énergies et les moteurs du futur», dans un discours jeudi à l'Elysée.
17h13 : Le chef de l'Etat défend le «principe de précaution qui doit être interprété comme un principe de responsabilité», notamment pour les auteurs de pollutions.
17h11 : Le président de la République annonce la suspension de la culture commerciale des OGM «en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée» d'ici la fin de l'année.
17h08 : Le président de la République promet un «droit à la transparence totale» de l'information environnementale, «y compris sur le nucléaire».
17h07 : Le président de la République s'engage à «porter et à mettre en œuvre» les propositions issues du Grenelle de l'environnement, qu'il déclare «faire siennes».
17h05 : Nicolas Sarkozy affirme que le Grenelle de l'environnement est «une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères». Il «restera comme un moment important dans la prise de conscience par notre société qu'elle ne peut plus vivre dans le gaspillage, qu'elle ne peut plus négliger les conséquences sur l'avenir de la planète de sa façon de vivre, de produire et de consommer».
16h35: Dans un discours devant les participants du Grenelle et en présence de Nicolas Sarkozy, Al Gore, récent prix Nobel de la paix, déclare: «Si vous voulez aller vite vous devez être seul. Si vous voulez aller loin, il faut y aller à plusieurs. Il nous faut désormais un Grenelle mondial.»
16h11: les partisans de l'implantation de l'aéroport interrégional du Grand-Ouest, prévu près de Nantes, s'interrogent sur la poursuite de ce projet, après l'annonce d'un gel des augmentations des capacités aéroportuaires.
«Je n'imagine pas que le Premier ministre François Fillon (qui a soutenu le projet d'aéroport Grand Ouest alors qu'il était président de la région Pays de la Loire) abandonne le projet», a déclaré à l'AFP le député-maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault, ardent défenseur de l'installation d'un aéroport à Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique).
16h02: le Grenelle de l'environnement demande un réexamen du projet controversé de mine d'or à ciel ouvert dans la montagne de Kaw en Guyane, annonce le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Christian Estrosi. «Tout nouveau projet d'exploitation minière (en Guyane) devra prendre en compte la protection de la biodiversité», a-t-il déclaré.
15h55: Fin des travaux du Grenelle, à l'exception d'une dernière table ronde, qui aura lieu vendredi matin.
15h42 : Le bilan du Grenelle est «globalement positif, un verrou a sauté», a estimé jeudi Nicolas Hulot en quittant le ministère de l'Ecologie pour rejoindre le palais de l'Elysée où le chef de l'Etat devait annoncer vers 17h ses arbitrages sur les mesures négociées lors de la table ronde.
15h36 : La décision du Grenelle de l'Environnement d'adopter un plan de réduction des pesticides sans calendrier démontre que «la réalité l'a emporté sur l'émotion», a estimé jeudi l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP).
15h : Les travaux du Grenelle de l'environnement se poursuivront vendredi matin. Cette table ronde doit notamment accroître la place des associations d'environnement dans les institutions (Conseil économique et social, entreprises...).
14h27 : L'absence de calendrier pour la réduction des pesticides est une «déception» pour l'ancien ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier (UMP/Radical). «On est dans un changement d'échelle avec les mesures sur le bâtiment, les transports et l'énergie», a-t-il reconnu.
Il a également considéré que «la question de la taxe carbone est fondamentale, c'est l'élément clé de la solution pour lutter contre le changement climatique».
14h13 : La FNSEA est «satisfaite» des décisions adoptées jeudi sur les OGM et les pesticides lors du Grenelle de l'environnement, selon Pascal Féret, vice-président du syndicat agricole.
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14h10 : Marie-Christine Blandin, sénatrice Verte du Nord et coprésidente d'un des groupes de travail, sur la biodiversité, dénonce «un revirement scandaleux» sur les pesticides.
«Nous avions une décision actée sur une réduction de moitié de la fréquence des traitements pesticides sur dix ans, mais M. Lemétayer (patron de la FNSEA, le principal syndicat agricole) a pris prétexte d'une fuite (de l'information) pour faire rouvrir le débat et a rebattu les cartes», a-t-elle expliqué au sortir des négociations. Jean-Michel Lemétayer «menacé de partir et est revenu en arrière sur ce qui avait été acté par le groupe», s'est-elle insurgée.
14h07: Le Syndicat des énergies renouvelables, qui représente les entreprises du secteur, se «réjouit» des objectifs retenus. Faire passer de 9% à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie d'ici à 2020 et viser, si possible, 25%, «découle directement des proposition émises par le SER», se félicite ce dernier dans un communiqué.
«Cet objectif se réalisera grâce à la mobilisation de toutes les filières énergies renouvelables» (éolien, solaire thermique et photovoltaïque, bois et biomasse, hydraulique, biocarburants, géothermie), ajoute le SER.
13h59: la Confédération Paysanne juge le gel insuffisant des cultures OGM. «Il faut un moratoire long de trois ans car les centaines d'agriculteurs qui veulent cultiver des OGM ne doivent pas pénaliser les dizaines de milliers de paysans qui cultivent des productions avec des signes de qualité», a déclaré Régis Hochart, porte-parole du deuxième syndicat agricole.
La diminution de 50% de l'usage des pesticides est, selon lui, une «énorme erreur».
13h24 : L'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) demande «l'étalement des mesures» sur le bâtiment «pour tenir compte de la capacité financière des propriétaires occupants», dans un communiqué publié jeudi.
Son président Jean Perrin souhaite aussi «que les mesures s'appliquent progressivement de façon à ne pas créer d'incidence négative sur l'accession à la propriété».
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13h02: Jean-Louis Borloo annonce un gel sur les cultures de maïs génétiquement modifié jusqu'à l'examen de la loi sur les OGM «dès janvier 2008». «On garde le gel du Mon 810 (maïs transgénique produit par la société Monsanto, le seul OGM cultivé en France) jusqu'au vote de la loi qui interviendra avant les prochains semis», a-t-il déclaré.
12h18 : Nouveau changement. Une diminution de 50% de l'usage des pesticides dans l'agriculture française est bien actée mais elle est conditionnée à la mise en place de «méthodes alternatives» et sans calendrier, selon le relevé officiel de conclusion de la table ronde du Grenelle de l'environnement qui s'est tenue jeudi matin.
12h06 : Finalement, le Grenelle de l'environnement n'a pas tranché sur la réduction de moitié des pesticides en dix ans, mais juste rouvert le débat, a indiqué Alain Capmas, représentant du Medef.
11h36: Le Grenelle de l'environnement a décidé de créer une «trame verte» sur le territoire français, Outre-Mer compris, reliant les espaces naturels afin de faciliter la circulation des espèces sauvages, végétales et animales, a annoncé jeudi Allain Bougrain-Dubourg de la LPO.
Le Grenelle n'a pas tranché à ce jour le caractère juridiquement opposable de cette trame verte dans l'aménagement du territoire - qui permettrait aux écologistes de s'opposer à un chantier qui menacerait une ou plusieurs espèces.
10h16: Les participants au Grenelle de l'environnement se sont engagés à «réduire de moitié en 10 ans la fréquence de traitements des pesticides» dans l'agriculture française, a annoncé François Veillerette du Mouvement pour le respect des générations futures (MDRGF) qui participe aux négociations. «Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a tranché. La FNSEA (le principal syndicat agricole) s'est trouvée isolée», a souligné François Veillerette pour qui il s'agit «d'une mesure forte».
9h42: Les participants au Grenelle de l'environnement se sont accordés sur un objectif portant la part du «bio» dans l'agriculture française à 6% en 2012 et 20% en 2020, contre 2% actuellement, ont rapporté les ONG.
8h07: Jean-Michel Lemétayer, patron du principal syndicat agricole français, la FNSEA, a affirmé qu'il n'accepterait «pas n'importe quoi» concernant la réduction de l'usage des pesticides. Evoquant la réduction des phytosanitaires de 50% en dix ans, réclamée par les écologistes, il a jugé que «ça mettrait la production en péril s'il y a une maladie et qu'on ne peut plus lutter contre».
7h51: Après une première journée fructueuse, les négociations du Grenelle de l'environnement ont repris jeudi matin à Paris, au ministère de l'Ecologie. Au menu, deux dossiers sensibles, les OGM et la réduction des pesticides. Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier s'est joint aux débats.
Après la 4e et dernière table ronde en début d'après-midi, les conclusions du Grenelle seront examinées par le président Nicolas Sarkozy qui doit prononcer un discours à partir de 16h00. Le chef de l'Etat devra trancher sur la taxe carbone.
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