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21h: Nicolas Hulot se dit confiant sur un arbitrage jeudi du président de la République en faveur de la contribution climat énergie, ex-taxe carbone préconisée dans le Pacte Ecologique, «actée» selon lui par les négociateurs.
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20h50 : Le Grenelle de l'environnement se donne douze semaines supplémentaires pour arbitrer sur le traitement des déchets, question complexe qui nécessite davantage d'expertises, annonce Jean-Louis Borloo. Pendant ce temps, le gel de nouvelles autorisations, notamment sur la construction d'incinérateurs, est reconduit.
«Ce qui est sûr, c'est qu'il faut dans ce domaine un changement radical de stratégie: on compte aujourd'hui 350 kg/an et par habitant, il faut au minimum réduire de 7 kilos par an», a-t-il remarqué. Actuellement, 80 % des déchets ménagers partent en incinération ou en décharges, contre 19% recyclés.
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20h30: La fédération française du bâtiment (FFB) estime que les objectifs d'économies d'énergie ne seraient atteints qu'avec un «soutien financier important». «S'il n'y a pas de financement on aura fait un joli papier», a-t-elle déclaré. Dans l'ancien, «on n'a pas grand chose de chiffré et c'est pourtant là que se jouera le maximum du coût», ajoute-t-on à la FFB.
Si les artisans de la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) s’estiment «prêts à relever le défi», ils demandent que la TVA à 5,5% soit «pérennisée de toute urgence». Ils veulent aussi que les crédits d'impôts soient «renforcés pour porter sur la main d'oeuvre et les produits et matériaux», «un prêt à taux zéro dit prêt vert» et «un plan recherche et développement sur les produits et techniques innovantes pour le patrimoine ancien».
La Capeb estime que les mesures liées aux économies d'énergies dans les logements «permettraient de créer, à terme, près de 200.000 emplois nets» dans l'artisanat du bâtiment.
20h: La fédération France Nature Environnement (qui regroupe 3.000 associations) propose de sortir le Grenelle de l'environnement de l'impasse sur la taxe carbone en instaurant le «centime citoyen». Il s'agit de verser «un centime additionnel sur toute consommation d'énergie, par exemple, un centime par litre de carburant ou un centime pour 2 kWh», a expliqué à l'AFP Christian Garnier, vice-président de la fédération. «Ainsi, les gens savent ce qu'ils paieront et où ira leur argent», a-t-il ajouté.
18h: C'est la fin de cette première journée. La suite jeudi. La synthèse de la journée, c'est ici.
17h17: La décision d'instaurer ou non une taxe carbone sur les produits les plus polluants pour le climat a été laissée à l'arbitrage jeudi du président Nicolas Sarkozy, faute d'accord, selon les associations participantes.
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16h50: La Fédération nationale des transports routiers (FNTR), en congrès à Paris, fait part de sa «déception», s'inquiétant des conséquences d'un «alourdissement de la pression fiscale».
«On aboutit à la taxation et aux camions sur les trains» et «on ne présente pas le transport routier comme un élément propre dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre», déplore Patrick Vermont-Desroches, co-président de la FNTR pour qui «l’objectif initial de réduction des émissions de CO2 a été détourné au profit d'un système de financement des infrastructures qui est en faillite et au profit d'un mode ferroviaire à la fois en déclin, en dysfonctionnement et perfusé».
16h : La table ronde approuve le principe d'une taxe «éco-redevance» dont devraient s’acquitter les poids-lourds utilisant le réseau routier national, à l'exception toutefois des autoroutes. Les modalités de sa mise en place doivent encore être précisées.
Le gouvernement estime que cette éco-redevance «ne peut s'appliquer sur les autoroutes concédées (gérées par des sociétés privées) au prétexte que la réglementation européenne interdirait à un opérateur privé de prélever une taxe», selon l'Alliance pour la planète qui pense le contraire et cite l'exemple de l'Allemagne et de l'Autriche.
15h40: La limitation de 10 km/h de la vitesse sur tout le réseau routier n'a «pas fait l'objet d'un consensus» et n'a pas été retenue, a indiqué la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
15h37: Si le principe d'une éco-pastille a bien été adopté, son application concrète est reportée à un groupe de travail, selon des sources concordantes.
15h15 : L'
Alliance pour la planète (80 associations dont
Greenpeace et le
WWF) se déclare «globalement» satisfaite des mesures annoncées par la table ronde. Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance a cependant regretté que «l'on n'en tire pas encore les conclusions que le nucléaire doit baisser».
«Ce que propose Jean-Louis Borloo est très incomplet», a toutefois fait observer Olivier Louchard, du
Réseau action climat (membre de la plate-forme l'Alliance pour la planète), dans un communiqué. Il remarque que le ministre n'a «donné aucune précision pratique» sur l'écopastille, ou bonus/malus sur les voitures, renvoyant les détails à «un groupe de travail qui va être créé sous peu et sera chargé de plancher là-dessus avant le 15 décembre».
14h29 : les participants se sont accordés sur des «mesures fortes» visant à réduire la consommation d'énergie et les émissions polluantes dans les transports et les bâtiments, annonce Jean-Louis Borloo.
S'agissant des transports, l'achat d'une voitures particulière «vertueuse» donnera lieu à «une ristourne» (l'écopastille) financée par un malus annuel sur les voitures les plus énergivores et polluantes, a précisé le ministre. «Il n'y aura plus de camions de transit sur les grands axes: on va les mettre sur des trains; on lance deux grandes lignes nord sud-est et nord sud-ouest et il faut avoir tout bouclé dans les trois ans», a poursuivi Jean-Louis Borloo. En ville, 1.500 kms de tramway doivent être construits «hors Ile-de-France» contre 329 aujourd’hui, soit un programme de 17 milliards d'euros, dont 4 financés par l'Etat.
13h09: le président de la Fédération française des Automobile Clubs, Christian Gerondeau, réaffirme son «scepticisme» sur le projet d'une «écopastille» qui prendrait la forme d'un système de bonus-malus en fonction des émissions de CO2 des voitures neuves.
13h08: le Grenelle de l'environnement soigne son étiquette écolo jusque dans son organisation. Ainsi, les journalistes - 130 dénombrés mercredi - qui remettront leur badge de papier (recyclé) et de plastique aux organisateurs se verront offrir un jeune arbre d'une quarantaine de centimètres de haut, au choix un cèdre, un laurier ou un olivier. La vaisselle des buffets est en verre et faïence pour éviter le jetable, les nappes sont en coton gratté et recyclé, et le contenu des buffets et collations servis aux participants est certifié «bio», a assuré le ministère.
12h14 : A l'ouverture des débats, Jean-Louis Borloo a annoncé au journal «Le Monde» la décision
d'arrêter la construction d'autoroutes (sauf les contournements de villes) et le lancement d'un programme d'isolation de l'habitat financé à hauteur de 20 milliards d'euros par l'Etat.
11h31: La lutte contre le réchauffement climatique sera «la première priorité de la présidence française» de l'Union européenne (UE) au second semestre de 2008, selon François Fillon. «Nous ne travaillons pas seulement pour notre pays, mais pour la planète toute entière. Nous ne garderons pas pour nous le fruit de votre travail».
11h25 : L'ancienne ministre de l'Environnement Dominique Voynet (Verts) déclare mercredi qu'elle attend du Grenelle de l'environnement des «options fortes et radicales» sans toutefois se faire d'illusions sur leur application. «La démarche est inédite. Les quatre moratoires sur les OGM, sur les autoroutes, sur l'incinération, sur le nucléaire devraient être annoncés si on veut que les choses ne s'effilochent pas dans la durée». La sénatrice a toutefois mis en garde contre les obstacles à leur mise en oeuvre. «La moulinette administrative va fonctionner, les lobbies vont monter au créneau, on va se rendre compte que les moyens financiers ne seront pas forcément disponibles», a-t-elle prédit, estimant que c'est sur le plan financier que cela va «pécher le plus».
10h10 : François Fillon a salué mercredi, à l'ouverture du Grenelle de l'Environnement, l'émergence d'une «nouvelle forme de gouvernance». «Je suis venu, a-t-il dit, apporter le soutien du gouvernement à Jean-Louis Borloo, je suis venu dire aux participants du Grenelle de l'Environnement que le fait que des mondes qui ne se parlaient pas soient depuis trois mois au travail, ait déjà débouché sur 1.000 propositions, c'est un succès».
9h55 : Le Grenelle de l'environnement, c'est parti! Les participants, réunis pour la table ronde finale, ont entamé leurs travaux en commençant par la lutte contre le changement climatique, en présence du Premier ministre François Fillon et de six membres du gouvernement (le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, celle du Logement, Christine Boutin, de la Recherche et de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse, les secrétaires d'Etat à l'Ecologie Nathalie koscisusko-Morizet, aux Transports Dominique Bussereau, et le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch).
La table ronde accueille huit représentants de chacun des cinq collèges associés au Grenelle - Etat, collectivités locales, patronat, syndicats, associations écologistes - et autant d'experts pour chacun des négociateurs.
Nicolas Hulot, qui représente sa fondation, souhaite «du concret»: «Il va falloir des ruptures, changer de cap. Nous sommes prudents et exigeants, mais optimistes». Pour Yannick Jadot, porte-parole de l'Alliance pour la planète, collectif de 80 associations, «on n'imagine pas de sortir avec quelques mesurettes seulement. Il faut des chiffres, des budgets, des calendriers».
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