L’UFC Que-Choisir veut lutter contre les abus des assurances sur les crédits / Contributions

8 réactions à l'article
  • artilleur

    2008/9/12 Tatard François

    Lorsqu'on fait le bilan sur plusieurs années, pour comparer le montant cotisé avec les avantages acquis on s'aperçoit qu'on sera toujours perdant, car la fidélité ne trouve pas de réponse.
    Compte tenu du niveau mental moyen des populations il apparait que peu de gens font cette comparaison. Devant l'objection de la dépense médicale la réponse la plus fréquente est :
    "je m'en fous j'ai ma mutuelle". En conséquence, il n'y a plus aucun frein à la consommation médicale. La Sécurité Sociale qui couvre à 100% le coup dur est perdante, alors que la complémentaire santé se contente de rembourser le tiers payant hors coup dur. On comprend mal que la SS encourage ces complémentaires santé qui la ruinent.
    Extrait du livre "LES GLORIEUSES"
    Les assurances sociales.



    C'est effectivement le principe juridique qui a été adopté autant pour l'Assurance maladie que pour l'Assurance retraite.

    Avant la première guerre mondiale, des organismes très autonomes ont pris en charge ces affaires, sans aucune contrainte ni obligation d'adhérer.



    L'Assurance, est une vieille invention qui prétend réaliser un compromis entre la notion mathématique du calcul des probabilités et le principe moral de solidarité.

    La Compagnie d'Assurance constitue une activité commerciale qui s'intéresse aux "probabilités" et n'utilise les notions de solidarité que pour placer commercialement sa marchandise.

    A l'inverse, la SECURITE SOCIALE est censée donner la priorité à la solidarité.



    L'Assurance, en général, a une tendance certaine à l'escroquerie. C'est ce qui arrive souvent chez l'assureur et quelquefois chez l'assuré. Mais la partie n'est pas égale, car la justice est beaucoup mieux manipulée par l'assureur que par l'assuré.

    L'escroquerie de l'assuré s'appelle la "baraterie", dans l'Assurance maritime. Elle consiste à détruire volontairement le bien assuré pour une valeur excessive, afin de toucher une juteuse réparation. Elle n'existe pas quand l'Assureur fait son travail de contrôle. Pour les grosses choses, comme des navires, des avions et des immeubles, l'Assureur confie le contrôle à des organismes spécialisés, aux frais de l'Assuré. Dans ce cas-là, l'Assureur se contente de l'engagement de ne rien contester en cas de dommage.

    L'Assureur, magnifique escroc, entretient un gros service juridique de contentieux, pour contester systématiquement ses obligations. Le temps travaille pour lui. C'est l'inverse pour l'Assuré. L'Assureur exploite au maximum la lassitude de l'Assuré, peu confiant dans une justice versatile et trop lente.

    La faillite de l'Assureur est ce qui correspond au summum de l'escroquerie. Pour limiter les dégâts, la loi lui impose de prévoir des "provisions" sous forme de biens immeubles. En cas d'insuffisance, l'obligation de réassurance conduit l'Assureur à se faire globalement garantir par plus gros que lui.



    Une variété d'Assureurs mérite une parenthèse. Les "Mutuelles" sont censées être sans but lucratif. En conséquence, elles prétendent se baser principalement sur la solidarité. En réalité, leur caractère souvent corporatiste, correspond à un calcul de probabilités des risques. Leur clientèle, bien ciblée, est souvent dévouée et peu encline à l'escroquerie.

    La MAIF (Mutuelle d'Assurance des Instituteurs de France) a longtemps été exemplaire dans sa gestion économique et dans sa morale solidaire.

    D'autres mutuelles professionnelles de "Complémentaire Maladie" se montrent très compétitives par une gestion simplifiée. A l'une d'entre elles, qui remboursait plus qu'on avait dépensé, la question a été posée : pourquoi cette générosité ?

    Réponse :

    "C'est la garantie qu'aucune contestation ne s'élèvera avec nos adhérents. Nous n'avons donc pas de service de contentieux, avec ses téléphones ses secrétaires et autres dépenses de frais généraux. L'économie réalisée est bien supérieure à notre générosité apparente."



    C'est une belle leçon de gestion. Malheureusement, les dirigeants de ces mutuelles rêvent souvent de grandeur. Ils sont à l'image de nos hommes politiques. Ils veulent le maximum de pouvoir, sur de gros bataillons, avec de gros budgets qui font l'admiration des foules et justifient de jolis avantages en nature pour leurs cadres dirigeants.

    Alors, peu à peu, la petite Mutuelle ou Coopérative du début grandit comme la grenouille de la fable. On modifie un peu la stratégie pour élargir la clientèle. On fait de la publicité, du marketing comme ils disent. Finalement, on ressemble à une vulgaire affaire capitaliste, avec cet avantage de pouvoir puiser dans une plus grosse caisse pour les besoins du personnel.



    Mutuelles et Coopératives, portées au succès par le dévouement et l'honnêteté des fondateurs, finissent toujours par mourir de ne plus servir qu'aux ambitions de leurs dirigeants et aux intérêts de leurs salariés

  • joeytheo

    Après avoir lu la lettre qu'il fallait rédiger, je suis allée à ma banque la BPCA pour connaître le nombre de crédits que j'avais contractés. j'ai donc écrit la lettre type à la Société AXA en lui précisant les dates des prêts les numéros des prêts le montant des prêts et votre lettre type. je l'ai envoyé en Recommandée avec accusé de réception le 29 Septembre. A ce jour, soit 1 mois plus tard, je n'ai eu aucune réponse. Que dois-je faire ? Je ne sais plus..........

  • carinepapote

    Bonjour,
    que les banques profitent de leur client c'est bien connu! Le scandale à proprement parlé, doit il porter uniquement sur les participations aux bénéfices non reversées ou encore sur l'hégémonie commerciale dont profite les banques pour nous imposer leurs offres d'assurances, en particulier l'assurance de leur prêt immobilier? Les banques nous laissent elles vraiment le choix quand on doit prendre un crédit de prendre l'assurance de prêt que l'on souhaite? Je ne suis pas sûre , et je pense que cela ressemble fort à de la vente liée!

  • NCD

    Le crédit à la consommation une vaste escroquerie qui enrichit les banques et les assurances. Faites donc des économies, vous pourrez acheter rubis sur l'ongle et ça ne vous aura rien couté ni en intérêts ni en assurance. vous pouvez même placer vos économies sur le livret A ou encore mieux sur un plan d'épargne pour un peu rattraper l'inflation.

  • Genzo_

    C'est une honte. Crédit étudiant de 5000 euros remboursés dans 3 ans. 3 euros d'intéret que je rembourse tous les mois plus 17 d'assurance... cherchez l'erreur...

  • Etienne

    Mais c'est le grand jeu des assurances vie de tout faire pour diminuer la participation aux résultats (intéret techniques promis + participation au bénéfices).
    Certains assureurs sacrifient volontairement leurs résultats techniques (dépenses somptuaires, commissions versées aux courtiers complices, surprovisionnement...) pour ne pas avoir à verser de PB aux assurés.
    Le grand jeu maintenant c'est de créer des GIE plutot que des SA pour les sociétés d'assurance...

  • baroud2b

    Pour un crédit de 3000 euros... ma banque m'a obligé à ne pas prendre d'assurance-chômage ! J'ai du l'écrire noir sur blanc en bas du contrat !

  • Crouzeille

    La crise financière aux Etats Unis aura au moins l'avantage de prévenir les Français des dangers des remboursements variables ! Demain on empruntera pour trente ans au taux "Capé limité"... Et dans 15 ans vous revendrez, si vous le pouvez !

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