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A Montfermeil aussi, on étudie

Au collège Jean-Jaurès de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis.
Au collège Jean-Jaurès de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis./Serge POUZET / 20 Minutes

REPORTAGE - «20 Minutes» a passé une semaine dans un collège sensible de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. 1er jour...

«20 Minutes» a passé une semaine dans un collège sensible de Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. A Jean-Jaurès, la communauté enseignante se bat pour garder les élèves du secteur face à la concurrence du privé.


1er jour


C'est toujours la même rengaine : « Vous, les médias, vous ne venez que quand ça va mal. Pour un fait divers tragique ou pour une émeute. » Et le reproche n'est pas injustifié. Obsédés par l'actualité, par les trains qui n'arrivent pas à l'heure ? voire pas du tout par ces temps de grève ?, les journalistes ne relatent que trop rarement le quotidien des banlieues. Et 20 Minutes n'échappe pas à la règle. Clichés ? Préjugés ? Nous avons décidé de passer une semaine dans un collège de zone d'éducation prioritaire (ZEP) de Seine-Saint-Denis. Certes, celui de Jean-Jaurès à Montfermeil, qui accueille une population mixte de 600 élèves (zone pavillonnaire et cité), nous a été recommandé par l'Education nationale. On ne s'attendait donc pas à trouver un établissement en faillite totale. Mais ce n'est pas non plus un collège d'excellence. Ses résultats au brevet (75 % de réussite) ont beau être intéressants, le taux de passage en seconde générale ne dépasse pas les 50 %, quand la moyenne départementale tourne à 55 %.

Or, le séjour sur place nous a surpris. Par le calme et la relative sérénité des professionnels comme des élèves. Bien sûr, il y a des bagarres, des insultes. On rencontre bien quelques profs qui broient du noir. Mais dans l'ensemble, on étudie à Jean-Jaurès comme ailleurs. Sauf que les médias ne sont pas les seuls à avoir des préjugés : les habitants du secteur en ont aussi. D'où le premier volet de cette série, consacré à la crainte de voir les enfants de la zone pavillonnaire partir vers le privé.

Michaël Hajdenberg
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