GREVE - La reprise du trafic se confirme, les syndicats se divisent...
A la SNCF, deux syndicats sur huit, Sud Rail et FO, avaient appelé à poursuivre la grève et vendredi, certaines assemblées générales ont relayé cet appel.
Mais la suspension du mot d'ordre de grève lancée par la
Fgaac, deuxième syndicat chez les conducteurs (25.000 des 164.000 salariés de la SNCF), alors que ce syndicat avait initialement appelé à une reconduite du mouvement, a jeté un froid parmi les cheminots.
Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, a affirmé vouloir «demander des comptes» sur des «discussions en coulisse». Il a réaffirmé samedi que la CGT maintenait son opposition au «cadrage actuel de la réforme des régimes spéciaux» de retraite, et ne négocierait pas dans les entreprises. La CGT, a-t-il prévenu, pourrait appeler «à d'autres mobilisations y compris à un mouvement de grève plus long», en cas de «blocage dans les discussions» avec le ministre du Travail.
Celles-ci devraient se dérouler tout au long de la semaine. Samedi, aucune date n'était arrêtée, a indiqué le ministère, où l'on affirme que «seul l'objectif de passer de 37,5 annuités de cotisations de retraite à 40 n'est pas négociable». «Nous attendons les propositions» des confédérations, dit-on aussi.
Seule la CFDT qui, à l'inverse de la CGT, FO et Solidaires, n'est pas hostile à l'allongement de la durée de cotisation des salariés bénéficiaires de régimes spéciaux, a transmis des «contre-propositions» au ministre du Travail, où elle demande le maintien de possibles «départs anticipés» pour «compenser la spécificité des métiers».
Du côté de la RATP, six syndicats ont également refusé, lors d'une assemblée générale vendredi, de participer à «toute négociation d'entreprise», alors que le président de la RATP, Pierre Mongin, a affirmé vendredi soir être prêt «à ouvrir une discussion dans l'entreprise» dès la semaine prochaine.
Vendredi, en prévisions des discussions engagées par son ministre, le président Nicolas Sarkozy a rappelé que «la stratégie du gouvernement, à la fois ferme sur l'objectif de la réforme des régimes spéciaux et ouverte, reste la nôtre».
Les fédérations de la SNCF doivent se réunir lundi et celles de la RATP mardi, pour mettre au point leur stratégie.
D'après AFP