SNCF - Si elle couvre une zone supérieure à celle de la capitale...
Pénalisés mais remboursés. La SNCF a annoncé vendredi que tous les voyageurs "touchés" par la grève seront remboursés, y compris pour la première fois les clients des lignes régionales, notamment du Transilien et du RER.
Pour l'Ile-de-France, la compagnie nationale a précisé que l'équivalent de deux jours d'abonnement seraient déduits des forfaits couvrant les zones de 1 à 3 à 1 à 6, c'est-à-dire à l'exclusion des abonnements couvrant seulement les zones 1 et 2 (couvertes par la RATP).
Ces réductions s'appliqueront aux cartes Orange de novembre, en vente à partir du 23 octobre, aux cartes Orange hebdomadaires, valables pour la semaine du 29 octobre au 4 novembre, et aux cartes Intégrale (abonnements annuels) par réduction de la mensualité prélevée en décembre.
7,90 euros de remboursés pour une carte Orange six zones
Par exemple, pour une carte Orange mensuelle zones 1 à 6, le prix normal de 118,50 euros sera réduit de 7,90 euros, et pour une carte Orange zones 1 à 3, dont le prix normal est de 70,80 euros, la réduction s'élèvera à 4,70 euros.
Les porteurs de cartes «Imagine'R» (étudiants) et de la «Carte Solidarité Transport» seront aussi remboursés, selon ces modalités.
Dans le reste de la France, les clients des TER seront remboursés de façon variable: par exemple, en Aquitaine l'abonnement mensuel sera réduit de 10 euros en moyenne, correspondant au remboursement de deux jours de perturbations, mais en Bretagne la réduction sera calculée sur une seule journée, «puisqu'à la situation difficile du jeudi, a succédé une situation très améliorée dès vendredi».
Un remboursement qui va coûter «plusieurs millions d'euros» à la SNCF
Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF, a chiffré sur Europe 1 le coût de ces remboursements à «plusieurs millions» d'euros, qui s'ajoutent au coût de la grève de jeudi elle-même, «autour d'une vingtaine de millions d'euros», comprenant les remboursements des clients des trains grandes lignes.
Commentant la mobilisation, la présidente de la SNCF a affirmé que «le malaise se comprend et qu'il y a un deuil à faire parce que les vies vont changer, celles des cadres comme des autres». Elle a précisé que la direction devait rencontrer les syndicats durant la semaine du 29 octobre, pour «parler d'un certain nombre de thèmes qui relèvent de la négociation de l'entreprise», comme des «compléments de retraite qui pourraient être imaginés par exemple en prenant en compte des éléments de rémunération qui, aujourd'hui, ne sont pas dans l'assiette pour le calcul des retraites ou l'aménagement de la grille de salaires pour les fins de carrière».