MEDEF - Dans le cadre de l'enquête du parquet de Paris sur des retraits de fonds suspects...
Cinq perquisitions ont eu lieu mardi aux domiciles de membres de l'UIMM et au siège de l'organisation patronale, dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des retraits de fonds suspects opérés sur des comptes de l'organisation.
Lors de la perquisition menée au siège de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), avenue de Wagram (XVIe) à Paris, les enquêteurs ont également fouillé le bureau de Daniel Dewavrin, aujourd'hui président d'honneur de la fédération. Ils ont également perquisitionné le bureau du délégué général adjoint, Dominique de Callan.
Plusieurs personnes ont par ailleurs été entendues par la Brigade financière -- chargée par le parquet de Paris d'une enquête préliminaire le 26 septembre -- depuis une première perquisition intervenue au domicile de Denis Gautier-Sauvagnac et à l'UIMM le 3 octobre.
«Pas de l'argent sale»
Daniel Dewavrin a assuré dans un entretien au «Monde» daté de mardi que «les retraits en espèces ne sont pas des infractions». «Nous sommes donc dans un cadre juridique délibérément souple et peu contraignant, ce qui nous permet de conclure très clairement que ces retraits en espèces ne sont pas des infractions», a-t-il assuré. «Il n'y a pas d'obligation comptable pour l'UIMM, qui est une organisation syndicale soumise à la loi Waldeck-Rousseau de 1884», qui a pour objet «d'assurer l'indépendance des organisations syndicales. Ces sommes n'ont absolument rien d'occulte, ce n'est pas de l'argent sale, et les retraits eux-mêmes n'ont rien non plus d'occulte», a-t-il ajouté.
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