REACTIONS - Alors que la mesure a été maintenue par les députés et sénateurs, réunis en commission mixte paritaire,...
François Bayrou, président de l'UDF-MoDem, a confirmé mardi être prêt à signer le futur recours de la gauche devant le Conseil constitutionnel sur le projet de loi sur l'immigration.
Les députés et sénateurs socialistes, membres de la commission mixte paritaire (CMP) sur
le projet de loi immigration, l'avaient invité à se joindre à eux dans leur recours, à l'instar de François Goulard (UMP).
Le Nouveau centre réservé
Première mesure visée : le recours aux tests ADN,
maintenu par les élus de la majorité ce mardi en CMP. En cas d'adoption définitive du dispositif par le Parlement le 23 octobre, «il faudra que les parlementaires de toutes tendances saisissent le Conseil constitutionnel», avait lancé François Bayrou à la tribune. Quant à François Goulard, il était présent, comme le leader centriste, au
meeting anti-ADN du Zénith, s'attirant ainsi les foudres du Premer ministre François Fillon mardi.
Les parlementaires socialistes jugent notamment que le recours aux tests ADN est inconstitutionnel parce que «discriminatoire» et «contraire à la définition de la famille inscrite dans notre tradition juridique», a argumenté le sénateur PS Jean-Pierre Sueur.
Quant aux députés du Nouveau centre, ils sont soit hostiles, soit réservés sur le dispositif. Le président du groupe, François Sauvadet, a évoqué mardi un «problème éthique». «Je suis contre. Je suis biologiste de formation. Même avec des précautions, je suis persuadé que ça sera inefficace», a pour sa part estimé le député Philippe Vigier.
Pétition de SOS Racisme
SOS Racisme, de son côté, a exprimé mardi son «indignation», qualifiant le maintien de l’amendement de «décision injuste et populiste». L’association «continuera “la résistance” jusqu'au retrait définitif de cet amendement honteux pour la France», soulignant que la pétition qu'elle a lancée «a d'ores et déjà rassemblé plus de 215.000 signatures en quelques jours».
C. F. avec AFP