SANTE – La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, n’a pas réussi à les convaincre de lever leur mouvement...
Les internes en médecine maintiennent
leur pression contre
le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Il lui reproche notamment le déconventionnement des médecins libéraux en zones urbaines.
Une grève totale illimitée
Lundi matin, une rencontre a réuni les représentants des internes et étudiants en médecine et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Une réunion qui n'a pas convaincu les internes.
En grève des gardes et des astreintes depuis le 27 septembre dernier, ils ont décidé de renforcer leur action avec l'appel à «une grève totale illimitée» qui ne devrait avoir des répercussions que sur les soins non urgents.
Les futurs médecins ont rappelé que le nombre d'étudiants admis en médecine par les universités françaises a sensiblement baissé entre 1978 et 1998, passant de plus de 8.000 par an à moins de 4.000, avant de remonter jusqu'à 7.000 en 2006. Ils soulignent que «dans les années à venir, le territoire français dans sa globalité manquera de médecin».
Roselyne Bachelot voit des points d'accord
De son côté, Roselyne Bachelot a assuré que le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2008 ne contenait «ni mesures coercitives, ni de déconventionnement» des médecins installés en zone urbaine. Au sortir de la réunion, elle a fait état de «points d'accord», comme l'organisation d'«Etats généraux de la démographie médicale» prévus pour début 2008, et l'intégration des jeunes médecins aux «négociations conventionnelles entre les caisses d'assurance maladie et les syndicats de médecins représentatifs». La ministre de la Santé a prévu «un entretien approfondi avec le président de la République sur ce sujet».
Morgiane Achache avec AFP