IMMIGRATION - Le Premier ministre François Fillon...
Même si certains de ses membres se sont prononcés contre, le gouvernement fait bloc derrière les tests ADN. «Naturellement (il) soutiendra le vote» de l'amendement dans le cadre de la loi sur l'immigration, a déclaré à La Haye lundi François Fillon, dans le cadre d'un déplacement aux Pays-Bas.
Version édulcorée du Sénat
Si l'on en croit les déclarations du gouvernement et de l'UMP, les sept sénateurs et sept députés - en majorité UMP - réunis mardi en commission mixte paritaire (CMP) au Palais du Luxembourg devraient retenir grosso modo la version édulcorée issue du Sénat de cet amendement très controversé.
Le gouvernement a en effet clairement fait savoir qu'il n'entendait ni retirer ni retoucher la version du texte des sénateurs, «beaucoup plus protectrice» selon Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) et qui «apaisera toutes les inquiétudes», selon Brice Hortefeux (Immigration).
«Tous les éléments modernes permettant de contrôler en particulier l'identité doivent être utilisés», a répété le Premier ministre. «Nous constatons qu'ils sont utilisés dans beaucoup de pays européens qui sont des pays qui n'ont aucune leçon à recevoir en matière de Droits de l'homme», a-t-il ajouté, en citant l'exemple du Royaume-Uni.
Test de 18 mois
Le Premier ministre a enfin insisté sur «un dispositif qui permettra de tester l'utilisation de ces méthodes et dans dix-huit mois d'en tirer les conséquences».
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