GOUVERNANCE - Ils proposent la création d'un comité des investissements...
Les dirigeants de la Caisse des dépôts (CDC) reconnaissent «une petite faille» dans la gouvernance de l'institution.
Après
l'Assemblée nationale mardi, le directeur général de la CDC, Augustin de Romanet, et le président de la Commission de surveillance de la CDC, Michel Bouvard,
sont entendus mercredi au Sénat sur le
rachat par la Caisse d'une partie de la participation du groupe Lagardère dans EADS en avril 2006, quelques semaines avant la chute du titre.
«Sur une opération de ce type, le directeur général peut décider seul et en rendre compte a posteriori», a reconnu le directeur financier de la CDC, Dominique Marcel.
Vers un comité des investissements?
Pour y remédier, le directeur général a proposé la création d'un comité des investissements, composé du président de la Commission de surveillance de la CDC (qui regroupe hauts fonctionnaires, personnalités qualifiées et parlementaires) et de «deux ou trois autres» membres de cette commission.
La mise en place du comité permettrait que ses membres «se prononcent sur toute opération» similaire à celle d'EADS «sur proposition du directeur général de la Caisse», permettant de «combler une petite faille», selon Augustin de Romanet.
Favorable à la création du comité des investissements, Michel Bouvard a estimé, qu'il «est évident que cette affaire doit se traduire par un certain nombre d'enseignements en matière de gouvernance».