La rencontre entre Christine Albanel et le président de Google France inquiète

14 contributions
Publié le 9 octobre 2007.

INTERNET - La ministre de la Culture prend les avis des acteurs de la Toile...

«Ça doit être un malentendu», espère la Société des gens de lettres. Christine Albanel, ministre de la Culture, a vu Mats Carduner, président de Google France, pour qu’il l’aide à «formuler prochainement ses suggestions voire ses recommandations (…) pour augmenter la visibilité du patrimoine culturel français sur l’Internet», dit le communiqué.

Contexte de tensions
Une rencontre qui inquiète la Société des gens de lettres, le Syndicat national de l’édition et les maisons d’éditions Le Seuil et La Martinière dans un contexte quelque peu tendu. En effet, ceux-ci ont assigné Google en justice pour atteinte aux droits d’auteur français. «Le problème avec Google, c’est qu’ils numérisent les livres sans en référer aux auteurs, dit Alain Absire, président de la Société des gens de lettres. Ils appliquent la stratégie de l’opt-out (qui ne dit mot consent). Il faut effectuer une démarche volontaire pour ne pas figurer dans la grande bibliothèque en ligne de Google.»

«La ministre rencontre les acteurs majeurs de l’Internet»

Côté ministère de la Culture, on explique que le rendez-vous entre Christine Albanel et Mats Carduner ne porte pas que sur les livres mais s’inscrit dans un cadre plus large. «La ministre rencontre en ce moment tous les acteurs majeurs de l’Internet: des émissaires d’Apple, de Google, de Neuf Cégétel, etc., reprend Laurent Ladoirie, conseiller technique en nouvelles technologies au ministère. On cherche à rendre la culture et les œuvres plus présentes et plus accessibles sur le Net. Pourquoi s’interdire de rencontrer Google alors qu’il a des choses pertinentes à dire sur le sujet et que c’est le moteur de recherche plébiscité par les Français?». Selon une étude de Comscore, Google a, en France, une part de marché de 85 % sur le total des requêtes effectuées par les internautes.

Pour calmer les appréhensions des éditeurs et auteurs français, Laurent Ladoirie martelle qu’il y a «une condition sur laquelle Christine Albane ne transige pas: c’est celle des droits d’auteur. Elle y est très attachée et l’a même rappelée à Mats Carduner.»
Adversaires
Face à Google, les bibliothèques nationales de France, de Hongrie et du Portugal planchent sur Europeana, une bibliothèque en ligne qui regroupera 12.000 documents et «respectera des paramètres essentiels comme les droits d’auteur français et le choix de la traduction la plus appropriée», note Alain Absire, président de la Société des gens de lettres. «En fonction de quoi Google va choisir de numériser telle ou telle traduction de Victor Hugo? Ils choisiront plutôt une traduction libre de droits, donc faite il y a suffisamment de temps pour être tombée dans le domaine public. Or on peut s’interroger: la traduction la plus pertinente ne serait-elle pas celle qui est plus actuelle?».
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Electromenager
849.99 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr