«Je veux comprendre ce qui s’est passé, l’entendre de la voix des accusés et plus seulement le lire sur papier», explique Agnès Rio, qui a perdu sa fille Charlène dans la catastrophe. «Les excuses, ça ne ramènera pas ma fille. Je veux juste que les responsables voient la peine qu’ils ont fait aux autres, en faisant leur travail à la va-vite.»
«Le temps des reproches et de la colère»
Sitôt l’audience débutée, le président du tribunal correctionnel rassure les parties civiles. «Après un moment d’égarement et d’incompréhension, est venu le temps des reproches et de la colère. «Il faut dénoncer les responsables et les sanctionner», entend-t-on hors prétoire. Sachez une chose: nous n’aurons de cesse de faire éclater la vérité», a clamé d’emblée Alain le Dressay.
Sur le fond du dossier, les premières failles se sont fait jour au sein de la défense. Outre de «nombreuses erreurs», «diverses anomalies» ont été relevées lors de la construction de la passerelle, selon un expert. La construction métallique incriminée aurait ainsi été réalisée «de mémoire et sans plan». Endel, l’assembleur de la passerelle, aura l’occasion de s’exprimer sur le sujet ce mardi, avant que ce ne soit les Chantiers de l’Atlantique mercredi.