MONTPELLIER - Ils exigent leur régularisation...
Deux Kurdes de Turquie sans papiers menaçaient mercredi matin de se jeter d'un aqueduc du centre de Montpellier afin d'obtenir leur régularisation, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils sont montés sur l'aqueduc des Arceaux, en début de matinée. Un troisième a été interpellé avant de pouvoir se joindre à ses compagnons.
Ils font partie d'un groupe de seize Kurdes qui avaient observé en mars une grève de la faim afin d'obtenir leur régularisation. Certains vivent en France depuis plus de dix ans. En juillet, l'ensemble des grévistes de la faim avaient bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour de trois mois avec droit au travail. Par la suite, cinq ont été régularisés «pour des raisons tenant à leur santé ou à leur situation familiale». Fin septembre, la préfecture de l'Hérault en a autorisé huit autres à séjourner en France.
Régularisation à titre humanitaire
En revanche, «trois personnes ont vu leur demande individuelle de réexamen rejetées, aucun élément nouveau ne pouvant justifier une régularisation à titre humanitaire», avait précisé la préfecture dans un communiqué. «Nous contestons la décision de la préfecture. Ces trois Kurdes relèvent de la régularisation à titre humanitaire car ils sont menacés par les autorités turques», a indiqué mercredi matin à l'AFP une membre de leur comité de soutien.
Avec AFP