Perquisitions finies au domicile de Denis Gautier-Sauvagnac

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Publié le 3 octobre 2007.

JUSTICE - Les enquêteurs ont saisi un ordinateur et des documents comptables...

Les enquêteurs ont perquisitionné mercredi, jusqu'à 20h environ, au domicile d'un haut responsable du Medef, Denis Gautier-Sauvagnac, qui fait l'objet d'une enquête préliminaire du parquet de Paris sur des retraits de fonds suspects, ainsi qu'au siège de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), qu'il préside.

Les policiers de la brigade financière (BF) ont saisi, au domicile et dans le bureau du président de l'UIMM, un ordinateur et des documents comptables «qui restent à analyser» dans les jours à venir, a-t-on précisé de source policière.

Ces perquisitions étaient «dans la logique» de l'enquête préliminaire, a-t-on ajouté de même source. D'autres sont possibles, selon une autre source proche de l'enquête.



L'enquête du parquet de Paris, confiée le 26 septembre à la brigade financière, vise à déterminer si les faits dénoncés peuvent être ou non constitutifs d'un abus de confiance.

La justice avait été informée de cette affaire par un «signalement» de Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère de l'Economie et des Finances. Selon cette cellule, des retraits de fonds suspects de 5,6 millions d'euros, en liquide, auraient été opérés entre 2000 et 2007 par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM.

Financement des syndicats?

La brigade financière pense avoir affaire à du présumé «financement occulte classique» et ce «d'autant plus que le financement des syndicats n'est pas encadré comme celui des partis politiques par exemple». C'est l'hypothèse privilégiée mais elle reste à affiner après étude des documents car Denis Gautier-Sauvagnac nie.

Un financement «à des fins personnelles» ne paraît «pas tenir la route» mais n'est pas écarté non plus.

Ces sources estiment que la suite logique de cette enquête préliminaire doit être l'ouverture d'une information judiciaire, avec désignation d'un juge, qui pourrait s'accompagner, si les soupçons policiers se confirment, de «mesures coercitives» visant Denis Gautier-Sauvagnac. Elles pourraient également viser la femme -- «élément clé» de l'affaire --, qui effectuait les retraits présumés litigieux au nombre d'une vingtaine environ.
Avec AFP
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