«Je ne peux pas m'engager dans la rénovation à gauche en m'engageant à droite»
Créé le 02.10.07 à 16h13
Mis à jour le 02.10.07 à 17h30
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Manuel Valls le 31 août 2007 à La Rochelle/Pierre Andrieu AFP/Archives
POLITIQUE - Manuel Valls dément l'ouverture qu'il se serait vu proposer avec Julien Dray et Jack Lang...
Selon une rumeur non confirmée qui circule au palais Bourbon, Nicolas Sarkozy annoncerait mercredi un élargissement du gouvernement à de nouvelles personnalités issues de la gauche. Les noms de Jack Lang - déjà membre de la commission Balladur sur la réforme des institutions - Julien Dray et Manuel Valls circulent. Ils pourraient également être nommés à la tête de missions.
Officiellement, personne ne confirme ni semble y croire.
Contacté par 20 Minutes, Manuel Valls parle d'une «plaisanterie» et rappelle qu'il a effectivement refusé en mai un poste gouvernemental que lui proposait Nicolas Sarkozy. «Je ne peux pas m'engager dans la rénovation à gauche en m'engageant à droite», a-t-il expliqué.
Un collaborateur de Julien Dray et Malek Boutih confie ainsi à 20minutes.fr qu'une telle ouverture «n'est absolument pas à l'ordre du jour». Selon cette source anonyme, «il s'agit d'un buzz fondé sur rien».
André Vallini «n'y croit pas» une seconde
Le porte-parole des députés PS, André Vallini, «ne croit pas une seconde» que les trois socialistes puissent «passer de l'autre côté». «Je les connais très bien tous les trois et je ne vois aucun des trois rejoindre la droite, cela ne me paraît pas possible, même pas envisageable. Mais si d'autres noms, d'autres socialistes, devaient un jour franchir la frontière entre l'opposition et la majorité, cela les regarde», a-t-il dit. «Si une deuxième vague d'ouverture devait avoir lieu, elle poserait, semble-t-il, plus de problèmes à la droite qu'à la gauche. Pour ce qui nous concerne, nous sommes vaccinés», a-t-il ironisé. Il a néanmoins distingué une participation au gouvernement et à une commission. «J'ai toujours pensé qu'entrer au gouvernement et accepter de participer à une commission comme le fait Jack Lang, c'est différent».
«La question ne se pose pas aujourd'hui pour Jack Lang»
Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui se dit favorable à l'ouverture, a souligné pour sa part que «la question ne se pose pas aujourd'hui pour Jack Lang». Jean-François Copé, président du groupe UMP, a dit, lui, ne pas avoir «d'informations, pas même de rumeurs» là-dessus.
Yves Jégo, porte-parole du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a confié à 20minutes.fr que «c'est de la responsabilité du président de la République». «Gouverner le pays en élargissant la base politique, ça va dans le bon sens», n'a-t-il cependant pas oublié d'ajouter.
Les rumeurs n'en continuent pas moins de créer le trouble au sein de l'UMP. «On ne bâtit pas une action gouvernementale sur la pêche aux hommes», a prévenu le député Jacques Myard alors que le président du groupe UMP du Sénat, Josselin de Rohan, estimait que «l'oecuménisme a ses limites». Même son de cloche pour l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin selon lequel l'ouverture «doit être maîtrisée et se faire dans la cohérence d'un projet».
Plutôt Dray que Lang pour le Nouveau centre
Nicolas Perruchot, porte-parole du Nouveau Centre, groupe allié à l'UMP, à l'Assemblée nationale, a estimé lui aussi que «l'ouverture était utile» mais ne devait pas être «un choix qui ressemble plus à un casting qu'à une vraie compétence gouvernementale». Ce qui ne l'a pas empêché de tacler son ancien rival aux municipales de Blois en précisant que Jack Lang «a toujours été attiré par le pouvoir d'où qu'il vienne». Et de conclure : «l'ouverture peut prendre différentes formes. Le débat est plus intéressant autour de Julien Dray qui apporterait plus au gouvernement».
A.S avec B.B, P.K et AFP
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