La journée de repos accordée hier par Alain Perrin à ses joueurs aura-t-elle apaisé les tensions autour du sextuple champion de France ? La semaine qui vient de s'écouler a été pour le moins agitée à l'OL. Quatre jours après avoir subi à Barcelone le plus large revers de son histoire en Ligue des champions (3-0), le club rhodanien a concédé dimanche son premier match nul de la saison à domicile devant Lille (1-1). Mais comme souvent lorsque les résultats de son équipe ne sont pas à la hauteur de ses espérances, Jean-Michel Aulas s'en est pris aux médias. Principale cible visée, le quotidien L'Equipe, coupable selon lui d'avoir appelé Alain Perrin « PPH » (passera pas l'hiver). « C'est une faute professionnelle grave qui ne correspond pas à l'esprit de ce que l'on doit faire lorsque l'on est journaliste », a estimé le président lyonnais, dénonçant « un climat pervers autour de l'OL ».
« Je ne suis pas surpris par sa réaction, nous a confié hier Claude Chevally, auteur de l'article incriminé. Mais je n'ai rien inventé. Il peut le vérifier en réalisant une enquête dans le vestiaire. » Alain Perrin ne fait pas non plus l'unanimité auprès des supporters, qui n'étaient déjà pas très enthousiastes au moment de sa nomination. Sa gestion de l'épisode Juninho a également renforcé ses détracteurs. En minimisant l'incident survenu jeudi avec son capitaine, qui a quitté la séance vidéo organisée au lendemain de la déroute catalane, le successeur de Gérard Houllier a négligé les devoirs de sa fonction et créé un précédent fâcheux.