Sur la pièce de Saint-Saëns jouée en finale, les candidats ont eu à diriger en soliste l'un des meilleurs violonistes au monde, Régis Pasquier. Affable, le Français s'est évertué à « rendre tout ça agréable » aux candidats, dont certains étaient très intimidés. « Ils se sentent observés et plus regardés que le soliste pour une fois. Ils sont tournés sur eux-mêmes et c'est normal. » Même si sa réputation n'est plus à faire, Régis Pasquier n'a pas pris l'exercice à la légère : « J'ai le devoir d'être équitable et stable dans mes interprétations sans renier ma sensibilité. » Et si le candidat lui donne une mauvaise indication, il la suivra : « Je ne me fais pas d'inquiétude : je fais mon travail de musicien et je suis ses directives. Si cela me conduit à faire une erreur, le jury saura d'où elle vient... »