Michel Plasson
Président du jury.
Comment reconnaît-on un bon chef ?
La psychologie avec l'orchestre est primordiale. Mais ici, on est surtout à la recherche de bons potentiels. C'est difficile parce que la musique est un mystère. Ici, nous n'avons que notre sensibilité pour juger.
Que pensez-vous du niveau des candidats ?
Je voudrais tirer un signal d'alarme : il n'y a pas un seul candidat français ! Les écoles instrumentales se disloquent et l'identité musicale française disparaît.
Qu'est-ce qui caractérisait cette identité ?
L'élégance, la légèreté... Les orchestres se mondialisent et vont devenir comme les chambres de chaînes hôtelières internationales, sans âme. On trouvera les mêmes à Londres, Tokyo ou New York.