JUSTICE - Martial Leconte doit sortir ce lundi...
Un pédophile jugé dangereux doit sortir de prison ce lundi à Caen après avoir purgé la totalité de sa peine. Il sera doté, pour la première fois en France, d'un bracelet électronique, qu'il portera pour un maximum de quatre ans.
Comparé à Francis Evrard
Martial Leconte, 42 ans, a donné son accord pour porter à la cheville ce bracelet qui permettra de le localiser par GPS dans tous ses déplacements. Sa libération avait été reportée de trente jours fin août en raison de témoignages comparant sa dangerosité à celle d'un autre pédophile récidiviste, Francis Evrard, interpellé le 15 août à Roubaix et
mis en examen pour l'enlèvement et le viol du petit Enis, 5 ans.
La décision de placement sous surveillance électronique mobile (PSEM) de ce détenu, condamné en mars 1998 à 14 ans de réclusion criminelle pour le viol à Bordeaux d'une collégienne de 11 ans,
a été prise mercredi par le juge de l'application des peines «pour une période de deux ans renouvelable une fois, le maximum prévu par la loi», a expliqué à l'AFP le procureur de la République de Caen, François Nicot.
Loi du 12 décembre 2005
Jusqu'à présent le placement sous surveillance électronique mobile (PSEM) était réservé aux détenus bénéficiant d'une liberté conditionnelle. Mais une
loi du 12 décembre 2005 permet d'utiliser ce moyen de surveillance pour des détenus arrivés en fin de peine faisant l'objet, comme Martial Leconte, d'une surveillance judiciaire ou d'un suivi socio-judiciaire.