Pauvres Marseillais. A oublier de jouer durant 45 minutes, ils sont repartis d'Auxerre avec une nouvelle désillusion (2-0). C'est la quatrième défaite en neuf journées de L1. Déjà trop pour Marseille, qui flirte désormais dangereusement avec la zone de relégation. A croire que la victoire en Ligue des Champions mardi face aux Turcs de Besiktas (2-0) n'était qu'un feu de paille tant les hommes d'Albert Emon furent méconnaissables en première période face aux Bourguignons.
Attentistes, sans âme et pris de vitesse sur chaque attaque, les Olympiens ont sombré corps et bien. L'absence du chef d'orchestre phocéen, Samir Nasri (victime d'une gastro-entérite), n'explique pas, à elle seule, la pauvreté du jeu marseillais. Et même si la seconde période a été d'un tout autre contenu, d'énormes interrogations demeurent sur cette équipe incapable d'aligner deux matchs à son meilleur niveau. « Je n'arrive pas à expliquer ce qui s'est passé. On n'a pas su faire le pressing qu'il fallait et on a pris deux buts rapidement, déclarait Karim Ziani. On fait tout pour revenir au score en deuxième mi-temps, mais c'est avant qu'il fallait réagir. »