Stigmatisés. Les chiens dits « dangereux » sont la cible de toutes les attaques. « Mais des labradors mordent tous les jours », rappelle Brigitte Etcheverry, membre d'un comité de réflexion sur la dangerosité des chiens. Pour elle, il s'agit d'un faux procès intenté à certaines races, « certes plus belliqueuses », mais qui ne prédisposent pas à un comportement précis. Les 88 000 chiens à risque existant en France sont répartis en deux catégories : les chiens d'attaque type pitbulls (qui doivent être stérilisés et dont le commerce est illégal) et ceux de garde et de défense type rottweillers (autorisés dans les lieux publics s'ils ont une muselière). Selon Gérald Brion, vétérinaire dans la région bordelaise, « la force physique et la dangerosité potentielle d'un chien reposent avant tout sur son poids ». Classer les chiens en fonction de leur gabarit serait donc plus efficace selon lui.