Il va avoir du travail. Les députés entament demain l'examen du projet de loi de la Chancellerie, instituant un « contrôleur général des lieux de privation de liberté », alors que les prisons françaises sont surpeuplées (61 289 détenus pour 50 637 places au 1er août). Nommé pour six ans par décret présidentiel, ce contrôleur général aura compétence sur près de 5 800 lieux d'enfermement : prisons, locaux de garde à vue, dépôts des tribunaux, centres de rétention, zones d'attente des aéroports, cellules de retenue des douanes et hôpitaux psychiatriques. Il pourra visiter « à tout moment » tout lieu où des hommes « sont privés de leur liberté » et s'entretenir en toute « confidentialité » avec les personnes de son choix.