Les molosses de nouveau au pilori. Après trois accidents survenus ce week-end, le débat sur la nouvelle législation sur ces animaux, actuellement à l'étude (lire ci-dessous), est relancé. Samedi à Auteuil dans l'Oise, Amandine, 10 ans, a été tuée par deux chiens qui vivaient avec sa famille. L'accident s'est produit vers 16 h, alors que la fillette se trouvait seule avec les dogues allemands. Mordue au cou, à la poitrine et au bras droit, elle est morte à son domicile.
Le même après-midi, à Saint-Louis dans le Haut-Rhin, un homme de 72 ans a été blessé en plusieurs endroits par l'un des rottweillers appartenant à son fils. Et la veille, une jeune femme de 27 ans avait été grièvement mordue au crâne par deux rottweillers appartenant aussi à sa famille dans la ville de Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis.
Pour autant, le nombre d'accidents mortels impliquant des chiens reste limité. Depuis 1989, trente personnes ont été tuées en France par des chiens, la plupart des victimes étant des enfants ou des personnes âgées. Soit moins de deux décès par an. « Mais on n'arrivera jamais au risque zéro tant qu'on considérera certains chiens comme dangereux, et d'autres pas », s'insurge Caroline Lanty, présidente de la Société protectrice des animaux (SPA). La preuve selon elle, les deux dogues allemands qui ont tué Amandine ne sont pas classés parmi les deux catégories de chiens à risque définies par la loi du 6 juin 1999 (lire ci-dessous). D'où la nécessité de revoir les textes en vigueur. Laure de Charette