Impuissant face au bloc défensif sarthois, le club alsacien a concédé, samedi face au Mans (0-1), sa première défaite à domicile en championnat depuis le 30 avril 2006. Ce n'est pas une catastrophe en soi, mais la série en cours de quatre matchs sans victoire commence à devenir préoccupante. Car elle plombe la bonne entame de saison des hommes de Jean-Marc Furlan, qui glissent doucement mais sûrement vers le ventre mou du classement. « Cela n'a rien de surprenant, rétorque le manager général strasbourgeois. C'est même quelque chose de programmé depuis le début, puisque notre objectif est le maintien. Or, quand on compare avec les autres promus, notre rythme est bien meilleur. Ce qui est frustrant, c'est d'avoir perdu sans avoir été dominé. Mais un nul n'aurait pas changé grand-chose. Dans un championnat où la victoire vaut trois points, une défaite n'est pas pénalisante. Il suffit de gagner un ou deux matchs pour se relancer. »
Encore faut-il parvenir à marquer, ce dont le Racing est incapable depuis plus de quatre matchs (386 minutes exactement). Pire, les coéquipiers de l'ailier droit James Fanchone sont restés muets pour la sixième fois en neuf journées. Samedi, l'ex-Manceau a été le seul à se procurer trois occasions, se voyant même logiquement refuser un but pour un hors-jeu d'Alvaro Santos. Sinon, rien. Et les 18 000 spectateurs de regretter le choix de Furlan de n'avoir pas fait jouer le talentueux Pascal Johansen.