Le 15 octobre, Bertrand Cantat sera fixé sur son sort. Hier, le juge d'application des peines a en effet mis en délibéré sa décision sur la demande de libération conditionnelle du chanteur de Noir Désir, condamné en 2003 à huit ans de prison pour avoir porté des coups mortels à sa compagne, Marie Trintignant. « Le parquet ne s'est pas opposé à sa libération, les services sociaux, qui le suivent depuis trois ans, et le directeur de l'établissement ont parlé de lui comme d'un détenu modèle. J'ai le sentiment qu'il y avait un consensus complet », a indiqué, à sa sortie du centre de détention de Muret (sud de Toulouse), Olivier Metzner, son avocat.
Au cours d'une heure et demie de débat contradictoire, le leader du groupe de rock a exprimé sa volonté d'être suivi par un psychologue à sa sortie. « C'est une des restrictions posées par le parquet à sa libération. Il a aussi demandé à ce que Bertrand Cantat ne puisse pas s'exprimer sur sa détention dans la presse ou à travers la musique », a poursuivi l'avocat, plutôt positif. Selon ce dernier, le chanteur ne compte de toute façon pas remonter sur scène dans les mois à venir, même s'il souhaite poursuivre son travail de musicien.
Même « s'il sort prochainement, il portera toujours en lui sa culpabilité et sa responsabilité », a fait valoir Olivier Metzner, indiquant que Bertrand Cantat pensait beaucoup aux enfants de Marie Trintignant. Si le juge d'application des peines accède à sa demande, sa libération peut intervenir au jour fixé par le juge, à moins que le parquet ne fasse appel de cette décision. Nadine Tranignant, mère de la victime, reste farouchement opposée à une libération.