Maïa Simon est décédée mercredi à l'âge de 67 ans. Atteinte d'un cancer généralisé, l'actrice française a décidé de recourir à un « suicide médicalement assisté », en Suisse, pour « abréger ses souffrances ».
RTL a diffusé hier un entretien bouleversant dans lequel elle explique son choix et dénonce « l'hypocrisie en France et les tabous » sur l'euthanasie. L'actrice, qui a joué dans le film Nous irons tous au paradis, a expliqué la « dégradation » de son corps : « Il y a plein de petites choses qui se déglinguent et je sens que j'arrive à la limite, c'est-à-dire que j'étouffe (...). Je pense que c'est le bon moment pour le faire. » Elle confie également qu'elle ne souhaite plus être hospitalisée : « Au lieu d'attendre la mort de manière passive, j'organise mon dernier voyage avec ma famille et mes amis. Comme nous n'avons pas la possibilité d'accomplir cette chose en France, je suis obligée de partir à l'étranger. » Elle estime aussi que « c'est ridicule, tous ces médecins qui sont un peu "réacs" ou tous ces gens qui sont trop religieux et qui veulent imposer leur point de vue à tout le monde ». Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, a déclaré hier à l'AFP que Maïa Simon avait exprimé de façon « sereine et réitérée sa volonté de mourir car elle souffrait beaucoup ». Aujourd'hui, son corps sera incinéré. Ses amis disperseront ses cendres au Kenya, selon sa volonté.