La cuisante défaite à Barcelone (3-0) mercredi, lors de la 1re journée de la Ligue des champions, a ramené l'OL sept ans en arrière, lorsqu'il découvrait la plus prestigieuse compétition continentale. Pourtant, à l'exception de l'Algérien Nadir Belhadj, aucun des joueurs alignés par Alain Perrin n'était novice en la matière. Comment alors expliquer l'incroyable apathie des sextuples champions de France face à un adversaire encore loin de son rendement maximum ?
Les choix tactiques de leur entraîneur interpellent forcément. Le successeur de Gérard Houllier avait décidé d'innover en alignant Reveillère et Belhadj sur le flanc gauche, afin de mieux maîtriser Lionel Messi. Or, l'Argentin a fait tourner en bourrique la défense lyonnaise. De plus, le milieu de terrain n'a pas eu son rendement habituel, ne déclenchant aucun pressing sur le porteur du ballon. « Je suis déçu, car nous n'avons pas pris beaucoup de risques, a admis Juninho. Barcelone nous a confisqué le ballon alors que nous avons l'habitude de l'avoir et nous avons sans cesse couru derrière. Quant à savoir si on avait pour consigne de moins prendre de risques, demandez au coach », a déclaré le capitaine rhodanien.
Quoi qu'il en soit, l'OL devra changer de visage pour le reste de la compétition s'il ne veut pas la quitter prématurément. En attendant, les Lyonnais retrouveront dimanche (21 h) un terrain de jeu plus propice à leur potentiel actuel. Celui de la L1, avec la réception de Lille (14e) lors de la 9e journée.