JUSTICE - Le juge a mis sa décision en délibéré...
Bertrand Cantat saura le 15 octobre prochain si sa demande de
libération conditionnelle est acceptée. C'est l'avocat du chanteur, Olivier Metzner, qui l'a annoncé à la presse à l'issue de l'audience à la prison de Muret (Haute-Garonne), jeudi.
Cantat «conscient de sa reponsabilité»
Selon Olivier Metzner, qui s'exprimait devant une trentaine de journalistes réunis pour l'occasion, plusieurs éléments jouent en la faveur de l'ex-leader du groupe Noir Désir: le directeur de la prison, invité à témoigner, a déclaré que «Bertrand Cantat s'était comporté comme un détenu modèle». Par ailleurs, selon l'avocat, le représentant du parquet ne s'est pas opposé à la requête de mise en libération conditionnelle du chanteur. Il a toutefois demandé à ce que ce dernier ne s'exprime pas sur sa détention, à travers la musique notamment.
Bertrand Cantat a de toute façon assuré, d'après Olivier Metzner, qu'«il ne serait pas prêt à remonter sur scène avant des mois et des mois», soulignant qu'«il porterait toujours en lui sa culpabilité» et qu'«il était conscient de sa responsabilité» dans la mort de Marie Trintignant. Le musicien a d'ailleurs demandé à être suivi par un psychologue à sa sortie de prison. Une condition qui sera sûrement retenue par le juge s'il accorde la liberté conditionnelle, selon Olivier Metzner.
Réaction de Nadine Trintignant «légitime»
En attendant, Bertrand Cantat devra continuer à purger sa peine. Il pourrait être libéré dès le 16, à moins que le parquet ne fasse appel de la décision du juge, suspendant ainsi la libération pendant 24 heures. Concernant la famille des Trintignant, Olivier Metzner a reconnu que la réaction de la mère de la victime,
qui estime qu'une libération serait «prématurée», était «légitime». L'avocat a toutefois rappelé que les deux ex-compagnons de Marie Trintignant avaient quant à eux indiqué qu'ils ne s'opposeraient pas à la décision judiciaire, quelle qu'elle soit.
C. F. avec Béatrice Colin, sur place