A la veille du sixième anniversaire de l'explosion de l'usine AZF, l'association des sinistrés du 21 septembre raccroche peu à peu. « Il ne faut pas faire vivre le drame pour le plaisir de le faire vivre. Il faut savoir en finir avec le statut de victime pour pouvoir passer à autre chose », estime Frédéric Arrou, son président. Dans le cadre d'une convention à l'amiable entre le groupe pétrochimique, le ministère de la Justice et le barreau de Toulouse, elle a aidé plusieurs milliers de sinistrés à monter des dossiers d'indemnisation. « La convention prend fin le 1er octobre. D'ici là, il nous reste une soixantaine de dossiers à traiter », explique une permanente de l'association. Avant le procès, prévu en septembre 2008 et dans lequel l'association est partie civile, un centre documentaire lié à AZF devrait voir le jour sur Internet, « pour laisser une trace de cette catastrophe », précise Frédéric Arrou. Toujours dans cette optique de mémoire, l'association devrait demander au procureur que le procès soit filmé et enregistré.
En attendant, l'association compte obtenir des informations complémentaires concernant la fuite de gaz d'Isochem, le 11 juin dernier, afin de « considérer le danger représenté par la présence de l'usine ». Autre cheval de bataille des sinistrés du 21 septembre, la dépollution des ballastières sur le site du Cancéropôle, étendues d'eau où est entreposée de la poudre explosive de nitrocellulose. « Il faut désormais informer les citoyens pour ne pas qu'une telle catastrophe se reproduise », conclut Frédéric Arrou.