En ballottage défavorable. Hier, Lens a concédé le nul (1-1) face aux Danois du FC Copenhague, lors du premier tour aller de la Coupe de l'UEFA. Un résultat qui hypothèque sérieusement les chances de qualification des Sang et Or. « Cela reste du 50-50 pour le retour », soutient Jean-Pierre Papin, qui a vu « un grand match de son équipe ». Mais sans Aruna, ça aurait dû être pire. Entré en jeu à la 55e minute, l'Ivoirien a ramené les siens à 1-1 (70e). Et a touché la barre sur une passe en retrait de Carrière (77e). Avec un bâton de dynamite dans chaque mollet, il a fait couiner la défense danoise. Mais hier, c'était bien le seul.
« Ce qui m'intéresse d'abord, c'est de ne pas prendre de but », avait réclamé JPP avant la rencontre. Ses joueurs auront respecté son désir... pendant quatre minutes. Le temps pour Marcus Allbäck, seul au second poteau, de pousser le cuir du crâne au fond des filets (0-1, 4e). « C'est la seule chose qu'il faut regretter : les cinq premières minutes », soupire Papin. Car ensuite, le Racing s'y est mis, au petit trot : frappe en pivot de Pieroni stoppée par Christiansen (32e), but refusé au Belge pour hors-jeu (32e), poteau d'Akalé (39e). « Dans le jeu offensif, on progresse à chaque sortie », estime le coach lensois. Après le repos, Allbäck a pourtant failli faire le break (67e). « Cette équipe est solide, on était prévenus », lâche Papin. Solide, mais pas assez pour contrer Aruna. Les Danois doivent prier pour qu'il ne soit pas là dans quinze jours, pour le match retour.