La mère de Marie Trintignant a jugé « prématurée » l'éventuelle libération anticipée de Bertrand Cantat, dans une lettre au juge d'application des peines, qui a consulté ? comme le prévoit la loi ?, la partie civile avant l'examen de la demande du chanteur. Un avis qui reste consultatif.
« Je crains que [sa] libération très anticipée n'apparaisse comme tristement significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes », a estimé Nadine Trintignant. La réalisatrice avait publié un livre, Marie, ma fille, en septembre 2003, dans lequel elle employait 85 fois le terme « meurtrier » pour désigner Cantat. Elle a rappelé qu'elle n'avait pas fait appel du jugement « dont la sentence [lui] paraissait appropriée, à la condition que la durée d'emprisonnement ordonnée soit respectée ».