Yves Baratet
Coach de l'Asvel et assistant en équipe de France.
Comment avez-vous vécu l'échec de l'équipe de France qui a terminé 8e de l'Euro en Espagne ?
C'est forcément une désillusion. On ne pensait pas ne pas atteindre au moins le tournoi de qualification olympique. Mais l'Euro a été d'un tel niveau. On ne l'imaginait peut-être pas aussi relevé. Au moins dix équipes pouvaient prétendre monter sur le podium. Par rapport à l'Euro 2005, toutes les équipes sont arrivées cette année avec des effectifs extraordinaires, mais aussi avec un jeu en place. Le nôtre a été en deçà.
Comment l'expliquez-vous ?
J'ai du mal à l'expliquer. J'étais le premier à dire à l'issue de notre préparation que nous pratiquions un très bon basket. Il y avait une bonne ambiance au sein du groupe. Mais le partage et l'union des joueurs rendent parfois le jeu fragile.
Que vous inspirent les critiques qui se sont abattues depuis sur l'équipe de France et son staff ?
Rien du tout. D'ailleurs, je n'en ai pas pris connaissance. Volontairement. Je n'ai pas envie de rentrer là-dedans. J'ai la chance de pouvoir basculer et de m'investir sur autre chose. Ce sera plus dur pour Claude [Bergeaud].
Et votre avenir avec les Bleus ?
Je ne sais pas du tout ce qui va se passer. Mais je serai toujours derrière Claude. Nous avons construit et vécu beaucoup de choses ensemble et ce n'est pas le fait d'avoir perdu contre la Russie en quart de finale qui va tout remettre en cause.