JUSTICE - Georges Frêche a été relaxé par la cour d'appel de Montpellier…
Georges Frêche, président (ex PS) de la région Languedoc-Roussillon, a été relaxé jeudi par la cour d'appel de Montpellier des poursuites engagées contre lui pour «injure raciale», après
avoir traité des harkis de «sous-hommes», en février 2006.
Dérapage
En première instance, en janvier 2007, il avait été condamné à une amende de 15.000 euros. Le 11 février 2006 à Montpellier, lors d'un hommage à un ancien leader pied-noir et sur fond de discussion sur l'article de loi évoquant le rôle «positif» de la colonisation, Frêche s'en était pris à des harkis qui avaient assisté le même jour à une manifestation similaire de l'UMP.
«Vous êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur», avait-il lancé à un groupe de harkis, suscitant une vive réaction dans la communauté en France.
Condamné mercredi
En réclamant confirmation de la peine d'amende, lors de l'audience du 21 juin, l'avocat général avait soutenu que «c'est bien une injure raciale que de prononcer le terme de sous-hommes». «Il est évident que c'est bien la communauté harkie dans son ensemble qui a été visée par M. Frêche», avait-il ajouté en estimant que ce dernier avait «bien eu la volonté de blesser». Son avocat avait en revanche soutenu que les propos de M. Frêche ne visaient «pas la communauté des harkis» mais une ou deux personnes.
Mercredi, cette même cour l’avait été condamné à une
amende de 1.500 euros pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005.
Sa. C. avec AFP