Des tests ADN pour permettre le regroupement familial?

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Publié le 13 septembre 2007.

IMMIGRATION - C'est l'amendement, proposé par Thierry Mariani, adopté par la commission des lois de l'Assemblée nationale...

Un amendement qui ne manquera pas de faire polémique. La commission des lois de l'Assemblée nationale a modifié le projet de loi sur l'immigration en permettant un candidat au regroupement familial à avoir recours aux tests ADN pour prouver son lien de filiation. «Cette procédure ne pourrait être mise en oeuvre qu'à l'initiative d'un demandeur désireux de prouver sa bonne foi le plus rapidement possible», a fait valoir Thierry Mariani (UMP), auteur de l'amendement qui a donné lieu à une vive discussion. Pour le député de Vaucluse, cette procédure «sûre et rapide», déjà «utilisée par 11 de nos partenaires européens», permettra de «répondre au développement de la fraude documentaire».
    
Les socialistes ont émis des doutes sur les possibilités de mise en oeuvre dans les pays d'origine de tels tests. Ils ont également soulevé la question des enfants adoptés ou recueillis.

Des députés UMP récalcitrants
    
Des députés UMP, dont François Goulard et Etienne Pinte, ont également critiqué cet amendement contre lequel ils ont eux aussi voté. L'ancien ministre a émis des réserves d'ordre pratique alors que le député des Yvelines s'est interrogé sur l'opportunité d'appliquer à des ressortissants étrangers des tests qui ne sont autorisés en France que sur décision judiciaire.
    
Toujours à l'initiative de Thierry Mariani, la commission a adopté un amendement qui dispense les conjoints âgés de plus de 65 ans et candidats au regroupement familial d'une «évaluation de connaissance de la langue et des valeurs de la République». Un autre amendement adopté prévoit une nouvelle évaluation à l'issue de chaque formation.
    
Des ressources plus importantes pour le regroupement familial

Les députés ont en outre porté à 1,33 fois le SMIC le niveau de ressources nécessaires qui pourra être exigé pour tout regroupement de familles de «six personnes ou plus». Deux autres amendements de Thierry Mariani sur le maintien d'un étranger en zone d'attente ont été approuvés. Le premier autorise l'administration à décider, sans renouvellement de procédure, du prolongement en zone d'attente pour une durée maximale de 4 jours. Le second autorise la prolongation pour une période de huit jours, du maintien en zone d'attente d'un étranger «en cas de volonté délibérée» de ce dernier «à faire échec à son départ».
    
Contre le «risque de voir des étrangers abuser du système d'aides au retour», les députés ont par ailleurs entériné un amendement d'Eric Ciotti (UMP) permettant la mise en place d'un fichier biométrique des bénéficiaires.
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