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La contraception «choisie», plutôt que l’IVG

Un stérilet
Un stérilet/DR

SANTE - La ministre de la Santé a lancé ce mardi une campagne...

Un taux de contraception parmi les plus élevés au monde mais un nombre d’IVG stable (environ 200.000 par an). C’est pour remédier à cette contradiction bien française que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a lancé mardi une campagne de communication destinée à promouvoir une contraception «choisie».

Troisième campagne depuis 2000

Près de deux grossesses non prévues sur trois surviennent en effet chez des femmes déclarant utiliser un moyen contraceptif et la moitié de ces grossesses se termine par une IVG. «Cela montre à l'évidence que la contraception est mal adaptée», a affirmé à la presse la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

Cette campagne, la troisième après celles de 2000 et 2002, débute samedi prochain et sera décliné à travers un film TV diffusé sur toutes les grandes chaînes pour une durée de trois semaines, puis au cinéma à partir du 26 septembre. Une campagne radio, du 24 septembre au 24 octobre, prendra le relais sur les stations jeunes et généralistes. L'information passera aussi par un site Internet et une plate-forme téléphonique (0 800 235 236).

«Norme contraceptive»

Le public visé est essentiellement celui des ados, mais aussi des femmes en situation de précarité. D'après le baromètre santé de l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), les Françaises utilisent en priorité la pilule (60%), puis le stérilet (20%) ou le préservatif (11%). Une «norme médicale contraceptive» s'est peu à peu imposée, les médecins privilégiant la méthode qu'ils jugent la plus efficace, et qui n'est pas forcément la mieux adaptée au mode de vie des femmes, comme la pilule, au détriment du stérilet.

Le recours à la contraception d'urgence, qui reste mal connue, est par ailleurs encore inégal. 13,7% des femmes avaient utilisé en 2005 la «pilule du lendemain», délivrée en pharmacie sans ordonnance et gratuitement aux mineures, contre 8,4% en 2000.

Distributeurs de préservatifs

Pour autant, la ministre a affirmé qu'elle était opposée à la gratuité de la contraception pour les jeunes, recommandée en décembre 2006 par le Haut conseil de la population et de la famille, qui rappelait le nombre élevé d'IVG de mineures, 13.000 par an. Elle a regretté cependant les «résistances» des responsables d'établissements scolaires à autoriser l'installation de distributeurs de préservatifs dans les lycées.
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