SANTE - Nicolas Sarkozy installe lundi une commission qui doit mettre sur pied un plan national en faveur de la recherche...
C'était l'une des
priorités affichées par le candidat Sarkozy pendant sa campagne. Afin de lutter contre Alzheimer, le président de la République installera lundi la commission, présidée par le professeur Joël Ménard, chargée de proposer le 1er novembre un plan national en faveur de la recherche et de l'accueil des malades.
L'ancien directeur général de la Santé a peu de temps pour remplir sa mission, puisqu'il lui est demandé de donner ses «premières orientations» dès le 21 septembre, date de la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer.
Un plan mis en œuvre dès 2008
Le plan a vocation à être mis en oeuvre au début de l'année 2008, précise la lettre de mission du chef de l'Etat, avec deux objectifs prioritaires : le développement de la recherche pour arriver à un diagnostic validé et un traitement efficace, et la prise en charge des malades.
Le vieillissement de la population, mais aussi les
progrès dans la connaissance de la maladie et de son diagnostic précoce, ont fait grimper la courbe du nombre de cas Alzheimer de quelque 350.000 estimés en octobre 2001 à 860.000 aujourd'hui. Première cause de dépendance des personnes âgées, le nombre de malades pourrait passer à 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040,
selon un rapport publié en 2005 par l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé (Opeps).
Troisième plan Alzheimer
Le plan Alzheimer, le troisième en six ans après ceux
de Bernard Kouchner en 2001 et
de Philippe Douste-Blazy en 2004, sera financé, avec la lutte contre le cancer et l'amélioration des soins palliatifs, par les nouvelles franchises médicales sur les soins de santé, qui devraient
rapporter environ 850 millions d'euros.
Mais pour certains professionnels, le financement du plan Alzheimer par des franchises
contestées n'est pas de bon augure. L'AD-Pa, qui regroupe les directeurs de maisons de retraite et services de soins à domicile, craint ainsi «que des polémiques semblables à celles liées à la suppression du jour férié n'aillent à l'encontre des objectifs de solidarité exprimés». L'association
France-Alzheimer, quant à elle, reste attentive à ce que le plan donne toute sa place au problème de l'aide aux familles et aux malades.