« Comme quoi, il n'y a pas de crise à l'OM... » Lancée à la cantonade, la formule de Pape Diouf résumait parfaitement l'état d'esprit olympien après le « clasico ». Il y a des matchs nuls qui valent presque des victoires, et celui décroché hier soir dans la capitale en fait partie. « Nous repartons de Paris avec un sentiment de satisfaction, poursuivait le président marseillais. Il y a eu un vrai changement de mentalité par rapport au match de Nice, notamment dans l'engagement. Sur le plan comptable, on pouvait espérer mieux, c'est vrai. Mais la saison est longue, il resre encore beaucoup d'étapes à franchir. »
Satisfaction évidemment partagée par Albert Emon, dont la situation aurait été difficile en cas de revers. « L'investissement des joueurs était total, dans l'agressivité, la combativité, témoignait l'entraîneur phocéen. C'est vrai que ce n'était pas un grand match, avec peu d'occasions, mais on a fait ce qu'il fallait pour ramener un point. Dommage qu'on n'ait pas su les faire douter un peu plus. » Un regret partagé par Samir Nasri. « On aurait pu mieux gérer certaines périodes du match, comme les dix minutes après notre but », expliquait le meneur de jeu international, décidément plus à l'aise à l'extérieur. « A domicile, on a parfois peur de prendre des risques. J'espère que la confiance accumulée ce soir (hier) nous permettra de montrer un autre visage face à Toulouse, après une trêve qui devrait nous faire du bien. » « Paris était la première étape d'une série européenne avant Toulouse et Besiktas, concluait Emon. Je pense qu'on est prêt dans nos têtes. »