Très médiatisé, son témoignage suscite quelques doutes. Mahmed Abderrahmen, le directeur du Franprix agressé, notamment dimanche dernier, par des jeunes de la cité du Franc-Moisin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est retourné hier à l'hôpital. Selon la police, il s'y repose. Mais Le Figaro précise qu'il aurait été conduit par trois policiers au service de psychiatrie légère de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre. « Son récit est confus, rapporte le quotidien. En l'espace d'une heure, il a livré au Figaro plusieurs versions de sa dernière agression. »
Samedi, il était apparu « fortement choqué » et très faible au moment de son audition, donnant juste une « déclaration succincte ». La police espère pouvoir l'entendre aujourd'hui, avant le rassemblement qui doit avoir lieu demain devant la supérette « contre les violences et pour le droit à la tranquillité et la dignité de chacun ».