Lentement, la mue s'opère. A La Rochelle ce week-end, les dirigeants du PS ont lancé leur rénovation. En résumé : aux oubliettes les restes de gauchisme, place au « socialisme du réel » vanté par les strauss-kahniens. Rien que ça. Si les éléphants historiques (DSK, Fabius, Lang, Jospin...) ont ignoré l'université d'été, les leaders présents - Ségolène Royal et François Hollande, qui se sont savamment évités tout le week-end, ainsi que Bertrand Delanoë - ont surfé sur les mêmes lignes idéologiques. Royal a plaidé pour « faire ce qui est efficace », jouant même l'ouverture en invitant à sa table d'un restaurant du vieux port le fabiusien Henri Weber et le strauss-kahnien Pierre Moscovici.
Bertrand Delanoë, lui, a tenu samedi un discours de meeting, se présentant comme « progressiste dans l'économie de marché ». Surtout, le maire de Paris a laissé planer le doute sur sa candidature au premier secrétariat du PS en 2008, voire à la présidentielle de 2012. « Je ne suis candidat à rien et je peux être candidat à des choses », a-t-il expliqué.
Mais, comme chaque année, le principal vainqueur de La Rochelle est François Hollande. Une fois de plus, le premier secrétaire a évité les déchirements et imposé son tempo. Un congrès en 2008 et « un changement » du PS plutôt qu'une rénovation. Avec pour ligne, « une vision d'ensemble et des propositions concrètes » sur la mondialisation, la nation, le travail ou la sécurité. Autant de thèmes et de réponses qui hérissent déjà l'aile gauche du parti, mais « le Grand Soir, c'est fini », a prévenu Hollande.
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Le dossier complet sur l'université d'été du PS