J'ai pensé que j'étais trop jeune pour ce genre de récompenses ! Je me suis dit que les organisateurs devaient me confondre avec mon père, Kirk Douglas, avant de me souvenir qu'il avait été honoré par le festival il y a trente ans.
Cela vous a-t-il fait repenser à l'ensemble de votre carrière ?
J'ai surtout réfléchi à l'histoire merveilleuse qui unit la France à la famille Douglas. Voilà maintenant plus de soixante-cinq ans et cent quarante films que les Français nous suivent, mon père et moi. Et puis, j'ai un faible pour Deauville, le seul festival qui célèbre exclusivement le cinéma américain.
Est-ce votre seule raison d'aimer Deauville ?
J'y ai aussi rencontré ma femme, Catherine Zeta-Jones. Elle présentait Le Masque de Zorro et moi, Meurtre parfait. J'ai demandé à ce que l'on nous organise un rendez-vous. Neuf ans plus tard, nous sommes toujours mariés et nous avons deux enfants ensemble.
Sera-t-elle à vos côtés ce soir ?
Non, elle est restée dans notre maison des Bermudes pour s'occuper des enfants. Elle va ensuite s'envoler pour le Japon et je prendrai sa place pour veiller sur notre famille. Jamais je n'aurais pensé refaire ma vie de cette façon, ni que mes préoccupations familiales pourraient un jour prendre le pas sur mon métier.
Avez-vous pris du plaisir, malgré tout, à tourner King of California ?
Oui, parce que ce personnage d'allumé qui recherche un trésor caché dans le sous-sol d'un supermarché me permettait d'aborder un registre nouveau pour moi. Je m'en suis donné à coeur joie.
A quand un film avec votre femme ?
J'ai un scénario de film d'aventures dans mes cartons. Je trouverai pour Catherine un jeune et beau partenaire, un peu comme je l'étais dans A la poursuite du diamant vert. Quant à moi, je me réserve le rôle du méchant !