INTERVIEW - Au lendemain de l'annonce de la démission de Guy Roux, JPP dévoile ses plans pour le Racing...
Au lendemain de l'annonce de
la démission de Guy Roux, JPP dévoile ses plans pour le Racing club de Lens, auteur d'un début de saison très poussif. Interview.
Quel est votre sentiment aujourd'hui, au moment de prendre en main le Racing Club de Lens, votre premier club de Ligue 1?
Je ressens beaucoup de fierté. C'est la première fois que je peux faire quelque chose pour la région qui m'a vu naître. J'espère faire aussi bien qu'à Strasbourg. En tout cas, je compte remettre Lens là où il doit être: en haut du classement.
Lens n'a pas encore gagné un seul match en L1, et n'a marqué qu'un but. Êtes-vous inquiet?
Il n'y aucune inquiétude. Il y a beaucoup d'équipes qui partent mal , mais qui finissent bien. Prenez Rennes, la saison passée. Après un mauvais départ, ils relèvent la tête, et s'ils n'encaissent pas un but à la dernière minute, il serait en Ligue des Champions. Peu importe le départ, c'est la fin qui compte.
Avez-vous identifié les problèmes du Racing ?
J'étais à Strasbourg samedi (défaite lensoise 2-1, ndlr). Lens a trop reculé, mais quand Lens avance, tout va mieux. Il y a un fort potentiel ici. Il faudra du travail pour réussir. L'objectif est d'abord de se remettre la tête à l'endroit. Les joueurs sont tristes d'être dans cette situation, mais ils sont revanchards. Là-dessus, je suis en phase avec eux. Je veux aussi plus de dialogue. Pour eux, le staff doit être une famille. Ma porte sera
ouverte. Mieux vaut crever les abcès tout de suite.
Quelle sera la méthode Papin?
Il est encore trop tôt pour vous en parler. Les premiers à qui je réserve ce discours seront les joueurs. Mais il y aura des changements. Et j'ai avec moi un staff qui connaît tous les joueurs, ce qui est un atout.
Cet été, au moment de choisir un remplaçant à Francis Gillot, Gervais Martel vous a préféré Guy Roux. Avez-vous été déçu de ne pas être le premier choix?
C'était difficile de lutter contre Guy Roux, avec son expérience, son charisme. C'est un monument !gagner ne serait-ce que le quart de ce qu'il a gagné, ce serait déjà bien. On déjeune ensemble ce midi pour évoquer
l'équipe, et on a déjà parlé du match contre Berne jeudi, il m'a donné quelques tuyaux.
Vous allez hériter d'un groupe que vous n'avez pas construit...
Il faudra me laisser le temps de faire une évaluation. Mais j'ai connu ce cas la saison passée avec Strasbourg, et cela s'était bien passé. Si j'ai des besoins en terme de recrutement, je les feraient remonter aux personnes qui s'occupent de ça ici, et qui font ça très bien.
En Alsace, vous aviez créé la «Coupe du Couillon», qui récompensait chaque semaine un joueur pour une maladresse. Vous a t'elle suivie?
Bien sûr, la Coupe du couillon fait partie du voyage!
Peut-être même que le public Sang et Or va troquer sa traditionnelle «Marseillaise lensoise» par un «Reviens JPP reviens» du meilleur effet...
Propos recueillis par Antoine Maes, à Lens