Réactions de VGE, Sarkozy, Bayrou...

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Publié le 25 août 2007.
Le Premier secrétaire du PS François Hollande
«C'est un authentique homme d'Etat qui disparaît, un économiste réputé, un acteur politique original même si sa famille fut toujours celle du centre droit qu'il servit, de son point de vue le mieux qu'il pu et avec indépendance» (...) Sa liberté de parole, le conduisait parfois à des prises de positions qui pouvaient légitimement choquer».

Jack Lang, ancien ministre socialiste
«Raymond Barre était un homme d'Etat, un vrai. Sa stature intellectuelle et morale forçait le respect. (...) Pour ceux d'entre nous qui avions été éduqués à l'école de Pierre Mendes France, il apparaissait d'une certaine manière comme son équivalent à droite : rigueur, courage, passion de la vérité».


Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République

«La France vient de perdre un de ses meilleurs serviteurs. (…) Son action s'inscrivait dans la grande ligne de ceux qui depuis Colbert ont construit la prospérité de notre pays. Raymond Barre était un homme d'Etat qui ne poursuivait aucun objectif personnel mais qui cherchait à assurer par une compétence exceptionnelle et un travail acharné le bien être de notre pays».

« Le milieu politique a eu du mal à comprendre sa démarche solitaire et désintéressée qui était trop éloignée de ses habitudes. Et l'opinion publique n'a réalisé que tardivement qu'il travaillait en réalité pour son bien.

«Quand nous avons quitté le pouvoir ensemble en 1981, la France était malgré les deux chocs pétroliers, dans une situation qu'elle n'a jamais retrouvé depuis: une dette réduite, un déficit budgétaire de 1,1 %, un nombre de chômeurs inférieur à celui d'aujourd'hui».

Nicolas Sarkozy
«Représentant éminent de l'école française de science économique, il eut la volonté de mettre son savoir au service de la cité, toujours fidèle dans son engagement, à ses convictions européennes, libérales et sociales»

François Bayrou, président de l'UDF et fondateur du MoDem
«Ce sont beaucoup de souvenirs, beaucoup d'années d'engagement», a déclaré François Bayrou à l'AFP. Raymond Barre a été soutenu, admiré, aimé, par beaucoup de Français, parce qu'il était un homme d'État, c'est-à-dire quelqu'un qui mettait l'intérêt général de son pays au-dessus des intérêts particuliers des clans, des partis, ou des hommes. Y compris au-dessus de ses intérêts personnels». «C'est ainsi qu'un lien particulier s'était créé entre les Français et lui. Il inspirait confiance, sa parole était crédible, y compris auprès de ceux qui ne partageaient pas ses idées», a-t-il ajouté. «Et il tenait le cap. Il suffit de rappeler que, Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, dans une des périodes les plus difficiles de notre histoire récente, la France est en 1981 un pays modernisé et les moins endettés du monde occidental». Interrogé sur les propos antisémites tenus par M. Barre le 1er mars 2007 sur France Culture, Bayrou a reconnu: «cela a été pour nous tous un moment de grande tristesse». «Cela prouve que les hommes, même quand ils sont grands, ont leurs faiblesses, leurs taches noires qu'il faut regarder en face», a-t-il dit.

Jacques Chirac, ancien chef de l’Etat.
«C'est avec beaucoup de tristesse que le président Jacques Chirac a appris le décès de M. Raymond Barre. Avec lui la France perd un grand économiste, un homme politique résolument engagé pour la modernisation du pays, et un grand européen», indique un communiqué du bureau de l'ancien chef de l'Etat.

Anne-Marie Comparini, conseillère régionale de Rhône-Alpes (Modem), attachée parlementaire puis adjointe à la mairie de Lyon de Raymond Barre pendant un quart de siècle
«J'ai été très émue d'apprendre la nouvelle (…). C'était un homme de vision, j'ai pu constater sa faculté de pressentir et d'anticiper les changements qui affectent la vie collective, tels que le développement de l'économie mondiale ou l'émergence de pays comme la Chine ou l'Inde. Il avait une volonté farouche d'aider les Français à s'inscrire dans ces changements, et il les croyait capables de s'y adapter».

Anne-Marie Comparini a salué «les capacités intellectuelles hors du commun» de son ancien mentor, doublées de «belles qualités humaines»: «l'attention à chacun, et le respect des autres, qu'ils partagent ou non ses idées politiques». «Il était capable dans la même heure de se pencher sur le dossier de la monnaie allemande puis d'écouter les doléances de Lyonnais en difficulté, avec la même attention: il aimait mêler ainsi la théorie et les grandes idées politiques avec leur application quotidienne».
AFP
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