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Le Pen fait front avec les Arabes

Le président du Front national Jean-Marie Le Pen, à Vendin-le-Vieil le 23 avril 2006
Le président du Front national Jean-Marie Le Pen, à Vendin-le-Vieil le 23 avril 2006/François Lo Presti AFP/Archives

POLITIQUE - Le dirigeant d'extrême droite, en vacances au Maroc, s'est exprimé sur l'Iran, Israël, le Maroc et Nicolas Sarkozy

Invité pour des vacances dans le royaume «par une famille marocaine» qui sont «de grands amis», Jean-Marie Le Pen en a profité pour donner son point de vue sur quelques questions de politique internationale via un entretien pour l'hebdomadaire francophone "La Gazette du Maroc" publié dimanche.

Le dirigeant du Front national s'est notamment déclaré «hostile» à toute frappe contre l'Iran. «Je ne vois pas pourquoi on veut interdire à l'Iran de détenir une technologie à usage, les Iraniens le crient haut et fort, strictement civil», a-t-il affirmé. Pour lui, «l'absurde, c'est que ceux qui interdisent à l'Iran de développer cette énergie nucléaire possèdent eux-mêmes cette bombe atomique. C'est incroyable. Cette attitude de mépris et de domination des peuples est inadmissible».

"Une troisième guerre mondiale"
Il estime qu'un "conflit armé avec l'Iran serait le début de la troisièrme guerre mondiale. Nul ne peut prévoir jusqu'où s'arrêterait un tel conflit armé : «Le pétrole risque de dépasser les 300 $, avec toutes les conséquences sur l'économie mondiale.»

Il a par ailleurs critiqué la politique israélienne et ce qu'il considère comme de la mansuétude de la communauté internationale à son égard. «Israël a droit à des frontières claires et garanties qui se limitent aux frontières d'origine. Mais en même temps, Israël ne peut pas continuer à occuper des territoires qui ne lui appartiennent pas», a-t-il souligné.

«Comment se fait-il que les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ne sont jamais appliquées par Israël alors qu'on trouve les moyens de les imposer à d'autres pays?», a-t-il ajouté.

Il "comprend" le Maroc
Concernant le conflit du Sahara occidental, il a affirmé «comprendre» la proposition du Maroc sur l'autonomie, car «j'étais moi-même pour une Algérie française». «J'avais l'espoir que les jeunes musulmans d'Algérie soient les porte-parole du drapeau français dans le monde arabe et musulman», a-t-il souligné.

Enfin, interrogé sur le président français, Nicolas Sarkozy, il a répondu : «C'est un atlantiste, sioniste, et un européaniste. Tout ce que je ne suis pas».
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