DELINQUANCE – Le Syndicat dénonce un «manque crucial de moyens». Nicolas Sarkozy ordonne une réunion ministérielle…
Après l’interpellation du ravisseur d’Enis, dimanche soir, le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) rouvre le débat sur la récidive. Il dénonce un «manque crucial de moyens» pour lutter contre la récidive des délinquants sexuels. «Dans le système actuel des prisons françaises, on ne prépare pas la personne à sa sortie, on ne prévient pas la récidive», a déploré Emmanuelle Perreux, présidente du syndicat, jeudi, sur France Inter.
Réunion ministérielle lundi
Renforcé par la récente loi contre la récidive, qui comporte un volet sur l'obligation de soins et le suivi des personnes condamnées, «l'arsenal législatif existe, avec notamment le suivi socio-judiciaire qui fonctionne bien, mais nous sommes face à un manque crucial de moyens» en travailleurs sociaux et psychiatres, a insisté le SM.
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De son côté, depuis son lieu de vacances aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a immédiatement annoncé la tenue d'une réunion lundi prochain à Paris avec les ministres de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé, pour décider de nouvelles mesures concernant ce type de criminels. Si Rachida Dati, ministre de la Justice, ne s’est pas exprimé sur le débat ouvert par le Syndicat de la magistrature, elle a en revanche salué le plan Amber. «Le plan alerte enlèvement mis en place en France depuis février 2006 (venait) de démontrer à nouveau son efficacité», a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Début août, les groupes PS au Sénat et à l'Assemblée nationale avaient déposé, le 31 juillet, un contre-projet de
loi sur la lutte contre la récidive définitivement adopté par le Parlement le 26 juillet. Le Conseil Constitutionnel l’avait
rejeté le 9 août.