DEBAT – La victime d’un vol lance un avis de recherche sur l’Internet, photos à l’appuis. Votre avis sur ce genre de dénonciation online…
Un cambriolage qui a eu lieu dans le nord de Londres finit sur
Facebook, le site à la mode pour entretenir son réseau. Un fait-divers qui pose bien des questions: Ce jour-là, Jackie McGeown, la victime, était absente de son bâtiment en travaux quand le voleur est venu, s’est fait passer pour le propriétaire des lieux devant les ouvriers et a dévalisé trois appartements.
Pour se mettre les gros bras dans la poche, le voleur leur a offert du thé et leur a même proposé un sandwich. Mais les ouvriers l’ont tout de même trouvé suspect quand il est sorti avec deux valises leur annonçant qu’il partait en vacances. Ils l’ont donc pris en photo avec leur téléphone portable.
Jackie McGeown a diffusé cette image sur
Facebook en ouvrant un nouveau groupe sur le site. Le nom du groupe:
«Do you recognise my burglar?» («Reconnaissez-vous mon cambrioleur?») D’après le texte posté par la victime du malfaiteur, ce dernier est parti avec plusieurs ordinateurs portables et des iPods, cachés dans la valise de la victime.
Cet anecdote pose plusieurs questions: Peut-on accuser qui on veut de n’importe quel crime sur Facebook ou MySpace? N’est-ce pas le rôle de la police de lancer des avis de recherche? Et si votre voisin, avec lequel vous êtes en conflit, vous accusait de tous les maux sur l’Internet?
Faut-il tolérer, de la part de privés, de telles atteintes à la présomption d’innocence?
Donnez-nous votre avis ci-dessous…
Paul Ackermann