TRANSPORTS - Quelques milliers de personnes se sont rassemblés en France contre le projet de loi de Xavier Bertrand...
L’été n’aura pas eu tout à fait raison de la mobilisation. Annoncée comme «symbolique et militante», la journée d’actions contre le projet de loi sur le service minimum, ce mardi, a tout de même réuni quelques milliers de personnes en France lors de «80 rassemblements».
Gros rassemblement à Paris
«Juillet et août sont utilisés pour de mauvaises réformes (...) Il était important de marquer cette première étape de la mobilisation», a lancé depuis Bordeaux Bernard Thibault secrétaire général de la CGT.
Le plus important rassemblement s'est tenu à Paris, où «plus de 2.000» personnes selon les organisateurs, «1.300» selon la police, étaient massées derrière l'Assemblée nationale (7e) où le projet de loi est
débattu depuis lundi (lire notre reportage).
En province, la mobilisation s'est souvent traduite par l'envoi de délégations syndicales auprès des Préfets et par des rassemblements plus modestes, comme à Lyon (de 300 à 600 personnes), Bordeaux (250), Marseille (200), Lille (200), Dijon (200), Toulouse (150), Grenoble (150), La Rochelle (150), Rennes (150) Bayonne (de 120 à 200).
Délégations en province
Selon un décompte réalisé par l'AFP, le nombre de manifestants s'élevait à plus de 3.000 en régions, sans compter les rassemblements prévus en fin d'après-midi. Des délégations de «sans papiers» et de «chômeurs» ont rejoint les cortèges à Lille et à Paris pour dénoncer «l'état policier» ou «les radiations abusives» de chômeurs des listes de l'ANPE. A Toulouse «une trentaine de salariés de SFR» ont protesté contre leur externalisation.
A Marseille, Jean-Paul Israël (délégué CGT des marins) a estimé que «le projet a donné lieu à un simulacre de négociations (...) Ce qu'on nous propose c'est l'inacceptable, une fois qu'on aura minoré les grévistes, il n'y aura même plus besoin de discuter. Le droit de grève est l'ultime réponse, quand on ne dérangera plus personne, les partenaires sociaux ne seront même plus reçus».
Bernard Thibault a appelé à poursuivre la mobilisation «unitaire» et donné rendez-vous «en septembre» pour combattre un «texte inacceptable», dont l'objectif pourrait être, selon lui, d'«empêcher d'exprimer le mécontentement des salariés» en encadrant l'exercice du droit de grève avant l'annonce de «mauvaises mesures», dans la santé ou l'éducation.
Actions pendant la Coupe du monde de rugby
La CGT a laissé planer
la menace d'actions pendant la Coupe du monde de rugby, qui a lieu en septembre et octobre en France, si les députés valident la déclaration préalable et obligatoire de chaque gréviste,
48 heures avant un conflit, prévue dans le texte du projet de loi.