TRANSPORTS - Le grand oral de Xavier Bertrand intervient à la veille d’une journée de mobilisation...
Le service public en étendard. Xavier Bertrand a défendu son projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres, lundi, devant les députés. Le ministre du Travail a affirmé que ce sujet n'était «pas une question de droite ou de gauche mais une question de service public».
«Bus surchargés»
«Des quais de gare ou des arrêts de bus surchargés avec des clients qui attendent sans information un train ou un bus qui ne viendra peut-être jamais, voilà une situation que nous voulons éviter, voilà une situation que nous pouvons éviter!», a martelé Xavier Bertrand,
à l'ouverture de l'examen de son texte à l'Assemblée nationale.
Pour le ministre, l'objectif de ce texte «est triple: éviter au maximum le recours à la grève, éviter la paralysie en cas de grève, et éviter aussi l'absence d'information pour les usagers». «Ce texte correspond à un engagement fort que le président de la République a pris avec les Français durant la campagne, et nous savons que 71% à 80% de nos concitoyens souhaitent (sa) mise en place», a-t-il poursuivi, sous les applaudissements des bancs de la droite.
Journée de mobilisation
Ce grand oral intervient à la veille d’une journée de mobilisation contre le service minimum, lancée par les syndicats de cheminots et ce sans préavis de grève. «Soixante-dix à quatre-vingt» rassemblements sont prévus par la CGT en province, devant les préfectures, et à Paris «à 14h30 près de l'Assemblée nationale». Les principaux devraient se tenir à Bordeaux, où le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault est annoncé, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Toulouse, Marseille, Lyon et Nantes.
Au centre des critiques syndicales, l’obligation pour le salarié de
déclarer quarante-huit heures avant le déclenchement du conflit son intention de faire grève, sous peine de sanctions disciplinaires. Les syndicats dénoncent également le vote à bulletin secret au bout de huit jours de grève. Elle s'appliquera seulement «aux grévistes», a précisé lundi matin le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez. Objectif: empêcher qu'un conflit «pourrisse avec une minorité qui enkyste la grève».
Extension aux autres modes de transport
Autre point qui risque d’aviver la grogne: l’extension du service minimum aux autres modes de transport. Après
avoir supprimé un amendement du Sénat sur la question vendredi, la commission spéciale de l'Assemblée nationale en a finalement adopté un autre, lundi. Il prévoit un bilan le 1er octobre 2008 sur le dialogue social dans les autres modes de transports publics.
Débat : donnez-nous votre avis sur le service minimum dans les transports et d'autres secteurs...
C. F. avec AFP