Pour Sarkozy, «ce qui compte, ce sont les résultats»

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Publié le 24 juillet 2007.

INFIRMIERES BULGARES - Lors d'une conférence de presse, il a estimé qu'il «n'y a pas à théoriser sur le statut de l'épouse du chef de l'Etat»…

C'est sous le signe de l'efficacité que Nicolas Sarkozy a commenté mardi, lors d'une conférence de presse, la libération des infirmières bulgares à laquelle la France a pris une part active.

«Ni l'Europe ni la France n'ont versé une contribution financière à la Libye», a assuré le président de la République qui a toutefois largement souligné le rôle joué par le Qatar dans les négociations. Selon lui, la libération n'était qu'un «préalable» afin que la France et la Libye puissent «se tourner vers l'avenir». Démarche donc purement «humanitaire» de Paris alors que le volet politique des relations bilatérales ne serait abordé que lors du déplacement prochain du chef de l'Etat en Libye.

«Plus de pragmatisme dans les problèmes internationaux»


«Il y avait un problème à résoudre. On l'a résolu. Point», a-t-il lancé, écartant d'un revers de la main la polémique sur le rôle controversé de son épouse dans les négociations. «Ce qui compte, ce sont les résultats. Il n'y a pas à théoriser sur une nouvelle organisation de la diplomatie française ou sur le statut de l'épouse du chef de l'Etat», a encore déclaré le Président qui a appelé de ses vœux davantage de «pragmatisme dans les problèmes internationaux».

Rendant hommage à «Cécilia» - dont il a loué le «courage, la sincérité, l'humanité, le brio» - il a assuré que le cas des infirmières bulgares n'était pas «une affaire classique qu'on pouvait traiter de façon classique». Il a toutefois souhaité «ne pas s'attarder sur le détail des discussions» et a indiqué que son épouse ne fera aucune déclaration sur le sujet.

Collaboration avec Bruxelles

Celui qui considère que les infirmières étaient «françaises dans son cœur» n'a pas oublié de rendre hommage aux autorités européennes - et notamment à la commissaire européenne aux Relations Extérieures, Benita Ferrero-Waldner - avec lesquelles il assure que Paris a travaillé «main dans la main». Histoire de ménager les susceptibilités et de répondre à certaines critiques, de l'ancien ministre socialiste Pierre Moscovici notamment, selon lesquelles le Président français aurait tiré à lui la couverture des efforts diplomatiques européens.
Alexandre Sulzer
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